Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 11:35
Un événement à Chauconin  le week end du 18 et 19 Mai

A noter dans votre agenda!

L'Equipe AEC

Partager cet article
Repost0
12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 11:28

C'est par un vendredi à la météo incertaine que le groupe s'est rendu sur le site des blockhaus. La chance était avec lui car, c'est au moment de quitter les lieux que les premières gouttes de pluie se sont mises à tomber. Toujours motivés, les élèves ont fait avancer le chantier. Cette année, la difficulté réside dans l'existence de gros blocs de grés autour et dans les blockhaus qui par leur taille et leur poids rendent le dégagement difficile. Il est fort à parier que la motivation des élèves aura le dernier mot. Encore une belle séance.

L'Equipe AEC

Rénovation des blockhaus (suite)
Rénovation des blockhaus (suite)
Rénovation des blockhaus (suite)
Partager cet article
Repost0
28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 11:39

C'est reparti pour un nouveau chantier de mise en valeur de la ligne Chauvineau! Ce vendredi 26 Avril, les 16 élèves de l'AEC et leurs professeurs se sont rendus aux confins de Betz et d'Antilly pour mettre en valeur, non pas un mais deux blockhaus. Situés tous deux à l'orée de deux bois séparés par un champ surplombant la voie verte, ils avaient la vocation de surveiller la voie ferrée d'alors ainsi que la vallée humide de la Grivette et ses étangs. Il s'agit de deux boucliers bétonnés, l'un pour canon antichar de 25mm, reconnaissable à son ouverture de tir à trémis, l'autre pour mitrailleuse. Distants de quelques mètres à peine, ils permettent un travail en deux petits groupes. L'originalité de ce chantier 2019 réside dans l'accès au site qui ne peut se faire que par la voie verte. Aussi, c'est avec l'autorisation de la Communauté de Communes du Pays de Valois, propriétaire de la voie, que le groupe peut exceptionnellement être véhiculé par celle-ci. En effet, la création de la voie verte a permis un nouvel accès facile au site.

La nouvelle génération d'élèves, impatients de travailler à l'exhumation des blocs, s'est montrée digne des précédentes. Travail de groupe, respect des consignes de sécurité et efficacité ont été  au rendez-vous de cette première séance. Trois anciens de l'AEC (Génération 2014-2015) sont passés les encourager, toujours en quête de nouvelles du projet. Un grand merci à Mattéo, Romain et Hugo pour cette visite sympathique et impromptue.

Nous profitons de l'occasion pour remercier ceux qui permettent cette action de Mémoire:

- Notre interlocutrice à la C.C.P.V.

-Monsieur COURTIER de Villers St-Genest: propriétaire du bois

-Monsieur MOMMELE de Betz, propriétaire du champ.

-La Direction du Collège Marcel Pagnol de Betz

L'Equipe AEC

Des blocs particulièrement enfouis
Des blocs particulièrement enfouis

Des blocs particulièrement enfouis

Ils commencent à apparaître
Ils commencent à apparaître

Ils commencent à apparaître

La dalle supérieure déjà bien dégagée. Samuel, Matt et Diégo entre autres, s'en sont chargés.
La dalle supérieure déjà bien dégagée. Samuel, Matt et Diégo entre autres, s'en sont chargés.

La dalle supérieure déjà bien dégagée. Samuel, Matt et Diégo entre autres, s'en sont chargés.

On remarque les deux ouvertures différentes pour canon et pour mitrailleuse.
On remarque les deux ouvertures différentes pour canon et pour mitrailleuse.

On remarque les deux ouvertures différentes pour canon et pour mitrailleuse.

La visite des Anciens (au second plan...) et un goûter pour clore le chantier du jour. Rdv la semaine prochaine pour la suite.
La visite des Anciens (au second plan...) et un goûter pour clore le chantier du jour. Rdv la semaine prochaine pour la suite.

La visite des Anciens (au second plan...) et un goûter pour clore le chantier du jour. Rdv la semaine prochaine pour la suite.

Partager cet article
Repost0
7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 13:35

Jeudi 4 Avril 2019 avait lieu la visite annuelle de l'AEC consacrée à un site mémoriel de la Seconde Guerre Mondiale. Comme l'an dernier en Normandie, le groupe s'est adjoint les élèves du club Histoire du collège Guillaume Cale de Nanteuil-le-Haudouin. Au total, ce sont 37 élèves qui ont participé à la sortie encadrés par leurs 5 accompagnateurs: Mesdames Lintanf et Kouki, Messieurs Tandé, Broissard et Abran.

C'est par une matinée fraîche mais ensoleillée que le groupe a pris la route de Paris et plus particulièrement de Suresnes pour une visite inédite. En effet, jamais l'AEC n'avait visité ce haut-lieu de la Résistance. La sortie a été l'occasion de visiter également le cimetière militaire américain de Suresnes.

LE CIMETIERE ET MEMORIAL AMERICAIN DE SURESNES

Nous ne devions qu'y passer en attendant l'heure de la visite du Mont-Valérien, mais c'était sans compter sur la rencontre de Mme Sandrine Deboté, guide du cimetière, qui nous proposa une visite guidée que nous ne regretterons pas. En effet, Mme Deboté évoqua avec passion et enthousiasme l'histoire du site et celle de soldats et infirmières inhumés ici. Ces histoires et anecdotes racontées avec coeur ont permis aux élèves de se rendre compte que derrière ces tombes et ces noms gravés, ce sont autant de vies et de parcours brisés par la guerre. Une belle leçon pour nos jeunes.

Un grand merci Mme Deboté!

Grands et petits attentifs aux informations données par Mme Deboté
Grands et petits attentifs aux informations données par Mme Deboté
Grands et petits attentifs aux informations données par Mme Deboté

Grands et petits attentifs aux informations données par Mme Deboté

L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
Diégo "reporter de la Mémoire" pour cette sortie

Diégo "reporter de la Mémoire" pour cette sortie

Brochure du cimetière

Brochure du cimetière

L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN

Après cette visite fort intéressante qui concernait la première guerre mondiale, le groupe a gravi les pentes du Mont-Valérien et parcouru la Promenade Jacques BAUMEL qui fait le tour du fort. Là-haut, le groupe a pu longer les fortifications du XIXème siècle (derrière lesquelles l'Armée est toujours présente), mais aussi bénéficier d'une vue inédite sur Paris. Sur les pentes du mont, une aire de pique-nique est aménagée et le groupe se l'est appropriée pour la pause déjeuner.

A 14h, nous étions attendus à l'Accueil du Mont-Valérien par une guide qui, 1h30 durant, a amené le groupe à l'intérieur du site mémoriel qui retrace l'histoire des Résistants fusillés dans le fort. Un moment d'une rare émotion pour les élèves et leurs professeurs. La visite permet d'entrer dans la chapelle où les captifs attendaient leur triste sort. A l'intérieur sont exposés les poteaux d'exécution et les boîtes en bois permettant l'évacuation des fusillés. Des graffitis tracés sur les murs par ces combattants de l'ombre ont été sauvegardés et témoignent de leurs dernières pensées. Puis, face à la chapelle, le monument aux fusillés en forme de cloche sur lequel sont gravés les noms du milliers de Résistants tués en ces lieux. Les élèves ont pu découvrir entre autres les noms d'Estienne d'Orves, de Gabriel Péri, Missak Manouchian et celui de Georges DUDACK que les élèves de l'AEC connaissent depuis l'intervention de Monique Goube sur Charlotte Delbo. Pour terminer cette visite, notre guide nous amena dans la clairière, le lieu des exécutions. Un lieu d'une extrême discrétion dans le silence des murs épais de la forteresse. Moment grave. Enfin, le groupe achève sa visite par le Mémorial de la France Combattante dont la crypte abrite les dépouilles de 16 Résistants. A l'extérieur, la vasque où brûle la flamme de la mémoire et les reliefs ornant le mur d'enceinte. Une visite très intéressante chargée d'émotion et à nouveau une leçon d'histoire vécue in situ. 

Un grand merci à notre guide.

L'Equipe AEC

La traditionnelle photo de groupe

La traditionnelle photo de groupe

L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
Mme Kouki toujours très émue
Mme Kouki toujours très émue

Mme Kouki toujours très émue

Parmi les noms ceux de Georges DUDACH, Missak MANOUCHIAN, Henri d'ESTIENNE D'ORVES
Parmi les noms ceux de Georges DUDACH, Missak MANOUCHIAN, Henri d'ESTIENNE D'ORVES
Parmi les noms ceux de Georges DUDACH, Missak MANOUCHIAN, Henri d'ESTIENNE D'ORVES

Parmi les noms ceux de Georges DUDACH, Missak MANOUCHIAN, Henri d'ESTIENNE D'ORVES

L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
L'AEC AU MONT VALERIEN
Hommage au Général De Gaulle
Hommage au Général De Gaulle

Hommage au Général De Gaulle

Partager cet article
Repost0
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 18:03

Dimanche 31 Mars 2019, La Ferté-Milon a commémoré le sacrifice de quatre Résistants de la région.

A l'initiative du groupe Histoire du "Club Jean Racine" et en particulier de Mme Marie-Christine CLAMOUR et de la municipalité, une matinée a été consacrée à rendre hommage à l'abbé René TOULOUSE, Roger LAURANCE, Gabriel HEBBE et André LANGE, arrêtés le 6 Juin 1944 et déportés à Buchenwald. C'est par une journée ensoleillée quasi estivale que la cérémonie a eu lieu, mobilisant un public nombreux. Celle-ci commença par une messe du souvenir à l'église St Nicolas en présence de l'évêque de Soissons, Mgr Renauld de Dinechin. Puis, le cortège s'est donné rendez-vous au presbytère, situé au 7, rue de la cité, au coeur de la ville. La cour était presque trop étroite pour accueillir tout le monde. C'est là, qu'a été inaugurée la plaque, qui sera par suite apposée sur le mur du presbytère. Religieux, Elus, Anciens Combattants, élèves du Lycée Professionnel Château-Potel et de l'école, milonais ou simples curieux, tous ont assisté à ce moment de recueillement intense sur les lieux mêmes de l'arrestation de l'abbé Toulouse. Les discours prononcés par Madame le Maire Céline Le Frère, puis par Madame Marie-Christine Clamour ont ému l'auditoire tout comme la lecture d'une lettre relatant les derniers instants de l'abbé écrite par un compagnon d'infortune. Moments poignants qui ne doivent pas faire oublier que la bête immonde peut ressurgir du bois et appellent à la vigilance. La cérémonie se termina par le Chant des Partisans et la chanson "Nuit et brouillard" interprêtée par Jean Ferrat, puis une Marseillaise entonnée par les écoliers milonais. Un vin d'honneur offert par le Club Jean Racine a permis d'échanger et de voir l'exposition sur les Résistants également créée par l'association.

L'AEC invitée, a répondu présente et nous remercions Maël d'être venu assister à ce beau moment commémoratif et à cette page d'Histoire.

Un grand bravo à tous les organisateurs de la cérémonie et en particulier à Marie-Christine Clamour dont l'engagement pour la mémoire de celles et ceux qui ont été les acteurs de l'histoire locale est sans faille.

L'Equipe AEC

LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS
LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS

Commémoration du 31 mars 2019.

Discours écrit et prononcé par Marie-Christine CLAMOUR

 

Ce 6 juin 1944, alors que sur la France soufflait un vent de Liberté,

ici, dans notre région, des hommes furent arrêtés.

 

         Tout commence à la tombée de la nuit. Pierre Bellemère, agriculteur à La Villeneuve-sous-Thury, Raoul Minouflet, boucher-charcutier à Mareuil-sur-Ourcq et Guy Lasnier, son commis, tous membres du réseau Libération-Nord tombent dans les filets de la Gestapo.  Accompagnée de soldats allemands et de dénonciateurs, celle-ci se rend rue de Meaux à La Ferté-Milon, pour arrêter Paul Castié, garagiste mais aussi chef local de ce réseau. Paul Castié et son fils Gérard s’enfuient et trouvent refuge chez des voisins et amis. Ce ne devait, malheureusement pas, être le cas pour ses compagnons de résistance : Gabriel Hebbe, André Lange, Roger Laurance et l’abbé René Toulouse.

 

         Les voitures stationnent devant le domicile de Gabriel Hebbe. La Gestapo ne lui laisse pas le temps de réagir, et l’arrête sans ménagement.

 

         Né en 1896 à Rouvres-en-Multien, Gabriel Hebbe est employé au chemin de fer. Lors de la Première Guerre mondiale, il est incorporé à l’âge de 19 ans dans un régiment d’infanterie. Il reçoit une citation en avril 1917 pour acte de bravoure. Avec son lieutenant et quelques hommes de son bataillon, il s’était emparé d’une tranchée ennemie. Blessé en 1918, il rentre à La Ferté-Milon où il reprend son poste au chemin de fer et occupera, par la suite, les fonctions d’appariteur. C’est à la demande de Paul Castié, qu’il intègre le réseau de  résistance avec un autre Milonais,  André Lange.

 

André Lange est né en 1892 à Saints en Seine-et-Marne. À la mobilisation de la Première guerre, il est incorporé au 60e régiment d’Artillerie. Il est blessé le 15 juillet 1918, à Baconnes dans la Marne. Il sera décoré de la croix de guerre avec cette citation :« Excellent soldat qui a pendant la nuit et la journée du 24 avril, sous un bombardement intense, assuré le service et le renouvellement des munitions ».

 

Dans les années 1930, il s’installe à La Ferté-Milon et devient le gérant du café-hôtel de la gare. Il rejoint ses camarades dans le réseau de résistance Libération-Nord. Lui aussi est arrêté à son domicile dans cette nuit du 6 au 7 juin, devant sa famille terrifiée.

         Puis la terrible rafle continue. Les voitures et leurs occupants s’arrêtent devant le presbytère. Ils viennent arrêter l’abbé René Toulouse.

 

         René Louis Toulouse est né à Saint-Quentin en 1887. Après des études ecclésiastiques, il est ordonné prêtre le 28 mars 1914. Quelques mois plus tard, lors de la mobilisation de la Première Guerre mondiale, il est incorporé dans un régiment d’infanterie. Il reçoit une citation pour son courage et sa dévotion en tant que brancardier. Il était un de ces hommes qui, pour toute arme, n’avaient que leur brassard à croix rouge. Après la guerre, il est nommé professeur à Saint-Joseph de Vervins, puis curé de Chevregny et par la suite curé de Mons-en-Laonnois, avant d’arriver ici, à La Ferté-Milon, en 1942. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il fait partie du réseau O.C.M. (organisation civile et militaire section Aisne). Il y entraîne  Roger Laurance, arrivé également en 1942 à La Ferté-Milon.

 

         Roger Laurance est né en 1906 à Montreuil. Il fait des études d’ingénieur agronome. Lors de la mobilisation du 2 septembre 1939, il est incorporé  dans un régiment d’artillerie et démobilisé en août 1940. Père de deux jeunes enfants, il décide de venir s’installer à La Ferté-Milon, en 1942, pour raisons familiales. Il est nommé au poste de directeur de la CARN (coopérative agricole). À son tour, il est arrêté sous le regard de sa jeune épouse et de ses jeunes fils effrayés par les cris et les bruits de bottes.

 

         Tous avaient un rôle bien précis dans la résistance. Ils étaient chargés de diffuser des tracts clandestins, de fournir des renseignements sur les mouvements des troupes allemandes, de repérer des terrains pour les parachutages d’armes et des caches pour le stockage de celles-ci et de participer au sauvetage, à l’hébergement et à l'évacuation d'aviateurs alliés. Ici même, où nous nous trouvons réunis, l’abbé Toulouse et Roger Laurance cachèrent, pendant une semaine, trois aviateurs anglais.

 

         C’est au petit matin du 7 juin, que tous ensemble, ils arrivent à la prison de Soissons où ils  restent jusqu’au 16 août, date à laquelle, ils sont dirigés sur le camp de Royallieu à Compiègne. Le lendemain 17 août, mêlés aux 1250 autres résistants détenus, ils sont embarqués dans des wagons à bestiaux en direction de l’Allemagne.

         Ce convoi, dans des conditions horribles et inhumaines, mettra quatre jours et quatre nuits pour atteindre sa destination finale : Buchenwald. Il sera le dernier train à atteindre ce lieu sinistre, le suivant sera stoppé par la résistance et des membres de la Croix-Rouge à Soissons. Voyage au bout de l’enfer, tous ces hommes pensaient l’avoir vécu…, il n’en était rien. Le pire était à venir. Ce qu’ils vont vivre par la suite sera encore plus horrible. Arrivés au camp, ils reçoivent un matricule, un numéro, à coudre sur leur vêtement de détenus, une tenue de bagnard. À partir de ce moment ils ne sont plus des hommes, mais des stücks, comme disent les SS, c’est-à-dire des morceaux, des pièces.

 

         Après un mois à Buchenwald, Roger Laurance, André Lange mais également Raoul Minouflet, Guy Lasnier et Pierre Bellemère sont envoyés dans le kommando de Neu-Stassfurt, situé à 125 km au nord de Buchenwald. Ils effectueront un travail forcé dans les mines de sel durant sept mois. Ce travail consistait à aménager les galeries et les salles des mines afin d’y installer une usine de fabrication d’avions junkers. À 460 mètres sous terre, elle était à l’abri des bombardements alliés. Dans ces kommandos, les conditions de vie pour les détenus se révélèrent extrêmement dures, les gardiens SS, véritables bourreaux  furent sans pitié.

 

         Fin octobre, à son tour, l’Abbé René Toulouse sera envoyé dans les mines de sel de Leau-Plömnitz, au sud de Bernburg, à 19km de Neu-Stassfurt. Il était astreint au même travail, dans des conditions semblables. Exténué par les coups, la malnutrition, le froid extrême et la maladie, il succombe le 23 novembre 1944. Son corps sera jeté dans une fosse commune, sans accompagnement, sans prière … rien !

 

         À Stassfurt, Roger Laurance succombera, lui aussi, suite aux mauvais traitements et au manque de nourriture, le 15 mars 1945, un mois avant la libération du camp par les alliés.

        

         Les troupes américaines et soviétiques étant sur le point de faire leur jonction à proximité de Stassfurt, les bourreaux SS évacuent le camp et poussent les déportés sur les routes sans aucun but précis. C’est ce que l’on a appelé par la suite « les Marches de la Mort ». Tout déporté qui ne pouvait faire un seul pas de plus, était abattu et laissé sur le bord de la route.

         Sur 400 Français au départ de cette marche, seuls 62 atteindront Annaberg où ils furent libérés par l’armée soviétique, le 8 mai 1945. André Lange, Raoul Minouflet, Guy Lasnier et Pierre Bellemère étaient parmi ces 62 survivants. Quel courage, quelle abnégation leur a-t-il fallu pour surmonter cette épreuve surhumaine.

 

         Gabriel Hebbe, resté au camp de Buchenwald, sera libéré à la mi-avril par l’armée américaine, bien secondée et renseignée par la résistance du camp.

 

          André Lange et Gabriel Hebbe rentreront à La Ferté-Milon dans le courant du mois de mai 1945 ... Mais dans un tel état de maigreur que leurs familles, qui les attendent sur le quai de la gare, ne les reconnaîtront pas immédiatement !

 

         La dépouille de Roger Laurance sera restituée à la demande de sa famille et rapatriée en France en juin 1945.

 

Celle de l’abbé Toulouse se trouve toujours en Allemagne, dans un ossuaire à Bernburg.

           

 

         Aujourd’hui, 75 ans après, la ville de La Ferté-Milon rend hommage à ses résistants. Hommage à ces hommes qui ont su dire NON à l’oppression nazie et qui se sont battus pour la grandeur de la France, pour la Liberté et surtout celle des générations futures.

 

« NE LES OUBLIONS JAMAIS. »

 

Je ne voudrais pas terminer, sans avoir une pensée pour la famille WEIL, arrêtée le 4 janvier 1944, à La Ferté-Milon, lors d’une rafle nationale ordonnée par les autorités d’occupation avec la collaboration du régime de Vichy. Ces six membres de cette famille française habitaient au 10 rue de la Cité, juste en face du presbytère. Après avoir été conduits à la prison de Château-Thierry, puis à Drancy, ils partirent, le 20 janvier 1944, par le convoi 66 pour Auschwitz, où ils furent tous exterminés. Leur seule faute…, être de confession juive.

 

Eux aussi, « Ne les oublions pas. »

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.
« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.

Maël "reporter de la mémoire"

Maël "reporter de la mémoire"

LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS
Article de l'Union du 5 Avril 2019 consacré à la cérémonie.

Article de l'Union du 5 Avril 2019 consacré à la cérémonie.

Partager cet article
Repost0
30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 18:44

Le guide touristique 2019 du Pays de Valois vient de sortir et nous sommes fiers que soit proposée à la visite les blockhaus de la ligne Chauvineau. En effet, à la p.8 de la brochure, à la catégories "Côté pierres" la visite est proposée. Pour des visites guidées, attendons le calendrier des visites de l'entreprise Aquilon qui va prochainement sortir.

La ligne Chauvineau, objet touristique, c'était un voeu au début de l'aventure de l'AEC. C'est chose faite et ce, grâce au travail des collégiens de Betz. On leur renouvèle notre gratitude. L'aventure continue.

Un grand merci à l'Office du Tourisme du Pays de Valois

L'Equipe AEC

La brochure est disponible à l'Office du tourisme du Pays de Valois à Crépy.

La brochure est disponible à l'Office du tourisme du Pays de Valois à Crépy.

Partager cet article
Repost0
17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 12:27

Comme chaque année, l'AEC propose à ses élèves une conférence sur un sujet concernant la première ou la deuxième guerres mondiales.

Vendredi 15 Mars, à l'invitation de l'AEC, Monique Goube, habitante de Betz est venue au collège offrir aux élèves une conférence sur Charlotte DELBO, écrivaine résistante déportée à Auschwitz-Birkenau qui n'était autre que sa tante par alliance. En effet, l'oncle de Monique était Georges DUDACH qui épousa Charlotte. Elle découvrit sur le tard l'histoire de ces deux personnages acteurs de la Seconde Guerre Mondiale. Monique ne les a pas connus mais s'est intéressée à leurs parcours qu'elle a accepté de nous dévoiler.

Un grand merci à Monique et un grand bravo car il s'agissait d'une première.

L'Equipe AEC

CONFERENCE de Monique GOUBE sur sa tante Charlotte DELBO
Conférence de Monique Goube devant les élèves de l'AEC. Photos AEC
Conférence de Monique Goube devant les élèves de l'AEC. Photos AEC
Conférence de Monique Goube devant les élèves de l'AEC. Photos AEC

Conférence de Monique Goube devant les élèves de l'AEC. Photos AEC

Charlotte Delbo

Un engagement de jeunesse

Charlotte Delbo est née le 10 août 1913, à Vigneux-sur-Seine (Seine-et-Oise), elle est l’ainée de quatre fils et son père est chef monteur.

Après le baccalauréat, elle commence des études de philosophie et elle fréquente les cours d’Henry Lefebvre.

En 1932, elle adhère à la Jeunesse communiste et deux ans après, elle fait la connaissance de Georges Dudach qui devient son mari.

En 1937, pour un journal d’étudiants, elle interviewe Louis Jouvet. Ses projets pour le futur basculent alors. Jouvet admire son travail de réécriture et lui propose de devenir sa secrétaire.

Peu de temps après leur rencontre, Charlotte Delbo travaille à l’Athénée (le théâtre de Jouvet à Paris) avec pour tâche de suivre le metteur en scène et de retranscrire ses cours.

Ce travail devient pour Charlotte une véritable école de pensée et de regard.

De Paris à Buenos Aires

Au moment de l’exode, l’Athénée ferme et Jouvet quitte Paris pour le sud. Charlotte, dans un premier temps prend la route vers la Loire, mais, arrivée à Chateaurenard, elle décide de rentrer.

Dans un Paris désert, Charlotte retrouve l’Athénée vide.

Bientôt, elle en garantit la réouverture. Une fois que la vie reprend, les limites imposées à la troupe par les occupants deviennent insupportables à Jouvet.

L’attachement pour son travail et l’impossibilité de faire des compromis poussent Jouvet à quitter Paris avec sa troupe.

Avec Jeanne Mathieu, Charlotte fait toutes les démarches nécessaires pour un départ en Amérique latine et elle décide de rester à son poste, même si cela veut dire quitter son pays.

C’est à Buenos Aires, un dimanche de septembre 1941, qu’elle apprend qu’André Woog, « un jeune architecte de nos amis, communiste », arrêté en avril pour propagande antinazie, a été guillotiné à Paris.

Après un voyage en bateau où il n’y avait que trois passagères et en passant par Lisbonne, elle regagne la France le 15 novembre 1941.

À Paris, elle vit dans la clandestinité avec son mari dans un studio loué sous un faux nom : il sort plusieurs fois par jour, elle reste à la maison pour mener son activité clandestine : « II rapportait du travail : des textes à taper, des articles à mettre au net, à mettre en page ». Elle écoute la radio, Londres et Moscou.

L’arrestation

Le matériel occupe presque tout le plancher : documentation, clichés, un numéro, tout prêt pour l’imprimerie, des Lettres françaises, dont Jacques Decour est le rédacteur en chef (Daniel Decourdemanche, dit Jacques Decour, écrivain, professeur d’allemand, a été arrêté le 17 février 1942, fusillé au Mont-Valérien le 30 mai 1942).

De fait, quand les cinq policiers des brigades spéciales font irruption dans leur studio le 2 mars 1942, à midi et demi, ils se jettent sur Georges Dudach à qui ils passent les menottes. Charlotte est alors préoccupée par l’hôte envoyé dans la salle de bains avant d’ouvrir. Quand l’un des policiers revient de la salle de bains en disant : “Il n’y a rien par ici”, elle est soulagée. Le gars a sauté par la fenêtre et s’est réfugié dans l’appartement du dessous. Il s’appelle Pierre Villon, le futur mari de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

L’exécution de Georges Dudach

Georges et Charlotte sont transférés à la Santé.

Dudach est condamné à mort, comme Marcel Raymond Engros, Jacques Solomon, Jean Claude Bauer, Georges Politzer, Claude Abel Gaulué, André Pican, en répression à l’attentat de l’administrateur militaire Kuligk tué le 19 mai 1942.

Georges a été fusillé le 23 mai 1942 au Mont-Valérien. Charlotte lui dit adieu ce matin-là à la Santé. Deux feldwebelsl’emmènent près de lui. Il avait vingt-huit ans.

Après la guerre, le parcours de résistant de Georges est reconnu officiellement par l’Organisme liquidateur des mouvements OS, FN, FTPF et Paul Eluard consacre à sa mémoire le poème Avis mis en musique par Elsa Barraine et publié en 1946 dans Regardes.

Une plaque au nom de Georges Dudach a été apposée au 10, rue Sainte-Anastase, Paris 3e, à l’entrée de l’immeuble où le couple habitait (avant et après leur mariage ?).

Romainville

Le 24 août 1942, Charlotte quitte la Santé pour Romainville où elle fait la connaissance de celles qui devaient partager son destin à Birkenau : Viva, Yvonne Blech, Yvonne Picard, Lulu, Cécile, Carmen, puis Madeleine Doiret, Poupette.

À Auschwitz, Charlotte Delbo a le typhus mais ne va pas au Revier.

Pendant l’été 1943, Charlotte Delbo et neuf de ses camarades sont transférées au Kommando de Raïsko, pour travailler à l’acclimatation du kok-saghyz (sorte de pissenlit).

Cette plantation devait servir à la fabrication de la gomme dans laquelle aurait dû se spécialiser l’usiné de la Buna, mais qui néanmoins n’en produira jamais un kilogramme.

L’usine est la propriété de l’IG-Farben, qui exploitent ainsi des Hàftiinge, comme esclaves, ce qui sera à l’origine de la construction du Lager Auschwitz III – Monowitz.

Charlotte et ses camarades passent l’automne et le début de l’hiver à Raïsko.

En janvier, elles sont rappelées à Birkenau et y retrouvent les quelques Françaises qui restent encore en vie.

Ravensbrück

Il fallait partir. Probablement « un bureaucrate un beau jour, a trouvé contraire au règlement que des Français non juifs soient à Auschwitz ».

Ainsi a été planifié leur départ pour Ravensbrück.

De fait, quand les cinq policiers des brigades spéciales font irruption dans leur studio le 2 mars 1942, à midi et demi, ils se jettent sur Georges Dudach à qui ils passent les menottes. Charlotte est alors préoccupée par l’hôte envoyé dans la salle de bains avant d’ouvrir. Quand l’un des policiers revient de la salle de bains en disant : “Il n’y a rien par ici”, elle est soulagée. Le gars a sauté par la fenêtre et s’est réfugié dans l’appartement du dessous. Il s’appelle Pierre Villon, le futur mari de Marie-Claude Vaillant-Couturier.

L’exécution de Georges Dudach

Georges et Charlotte sont transférés à la Santé.

Dudach est condamné à mort, comme Marcel Raymond Engros, Jacques Solomon, Jean Claude Bauer, Georges Politzer, Claude Abel Gaulué, André Pican, en répression à l’attentat de l’administrateur militaire Kuligk tué le 19 mai 1942.

Georges a été fusillé le 23 mai 1942 au Mont-Valérien. Charlotte lui dit adieu ce matin-là à la Santé. Deux feldwebelsl’emmènent près de lui. Il avait vingt-huit ans.

Après la guerre, le parcours de résistant de Georges est reconnu officiellement par l’Organisme liquidateur des mouvements OS, FN, FTPF et Paul Eluard consacre à sa mémoire le poème Avis mis en musique par Elsa Barraine et publié en 1946 dans Regardes.

Une plaque au nom de Georges Dudach a été apposée au 10, rue Sainte-Anastase, Paris 3e, à l’entrée de l’immeuble où le couple habitait (avant et après leur mariage ?).

Romainville

Le 24 août 1942, Charlotte quitte la Santé pour Romainville où elle fait la connaissance de celles qui devaient partager son destin à Birkenau : Viva, Yvonne Blech, Yvonne Picard, Lulu, Cécile, Carmen, puis Madeleine Doiret, Poupette.

À Auschwitz, Charlotte Delbo a le typhus mais ne va pas au Revier.

Pendant l’été 1943, Charlotte Delbo et neuf de ses camarades sont transférées au Kommando de Raïsko, pour travailler à l’acclimatation du kok-saghyz (sorte de pissenlit).

Cette plantation devait servir à la fabrication de la gomme dans laquelle aurait dû se spécialiser l’usiné de la Buna, mais qui néanmoins n’en produira jamais un kilogramme.

L’usine est la propriété de l’IG-Farben, qui exploitent ainsi des Hàftiinge, comme esclaves, ce qui sera à l’origine de la construction du Lager Auschwitz III – Monowitz.

Charlotte et ses camarades passent l’automne et le début de l’hiver à Raïsko.

En janvier, elles sont rappelées à Birkenau et y retrouvent les quelques Françaises qui restent encore en vie.

Ravensbrück

Il fallait partir. Probablement « un bureaucrate un beau jour, a trouvé contraire au règlement que des Français non juifs soient à Auschwitz ».

Ainsi a été planifié leur départ pour Ravensbrück.

Le journal Combat annonce alors la mort de Charlotte Delbo : le 22 septembre 1944, l’article affirme que les Allemands ont assassiné à coups de pelle une secrétaire de Jouvet avant d’interroger l’autre.

La libération arrive pour Charlotte Delbo, à Ravensbrück, en avril 1945 : avec une petite poignée de survivantes du convoi restées au camp, elle est transférée par la Croix Rouge en Suède. D’où, après une longue attente, elle est rapatriée en juin 1945.

Elle est revenue, comme « pour chacune un miracle qu’elle ne s’est pas expliqué. »

Son plus jeune frère, âgé de dix-huit ans, FFI engagé dans l’armée de Lattre, est tué au passage du Rhin le 9 avril 1945. Elle l’apprend en rentrant, le 23 juin 1945.

Le retour au théâtre de Jouvet

Une fois rentrée à Paris, Charlotte Delbo revient à nouveau aux côtés de Jouvet et est engagée par l’Athénée de septembre 1945 à avril 1947.

La Suisse et les premiers écrits

Néanmoins, éprouvée par la déportation, elle a besoin de soins. Au début de l’année 1946, elle quitte, à grand regret, Paris et son travail pour rentrer à la clinique « les Hortensias » au Mont sur Lausanne. Son état de santé est délicat car son cœur est atteint d’une myocardite parcellaire et elle doit rester en Suisse jusqu’à la fin de l’été. Avant de partir, elle était en train de rédiger les notes pour la mise en scène du Don Juan.

C’est pendant la période passée en Suisse qu’elle publie des morceaux de témoignage.

Au printemps 1946, elle commence a écrire pour le Journal de Genève : le 17 mai est publié un texte signé « C. J. D. » intitulé « Le matin de la libération ». Il y est question de l’arrivée des alliés à Ravensbrück et sera ensuite repris dans le livre : « Une connaissance inutile ».

Dans le même mois, en France dans « Annebelle », est publié un autre morceau de témoignage, « Lily » qui sera suivi en décembre de « L’ours en peluche ». Ces deux morceaux feront ensuite partie du livre Une connaissance inutile.

Après sa convalescence, elle reprend son travail à l’Athénée.

Le travail à l’ONU

Mais en 1947, une occasion se présente à elle d’être affectée à l’ONU à Genève pour ses compétences en sténographie et en anglais : elle quitte donc une seconde fois Pans et son travail au théâtre.

À l’ONU, elle est attachée d’abord à la Commission économique, puis aux Services techniques.

Elle est détachée pendant une année (1949-1950) à Athènes où se trouve la commission qui travaille sur les Balkans et ensuite à Jérusalem, pour travailler à la commission sur la Palestine.

Le travail auprès d’Henry Lefebvre

En 1960, Charlotte Delbo change à nouveau de travail : son ancien professeur, Henry Lefebvre, l’appelle à ses côtés au CNRS. Dès lors, elle entre dans son équipe, jusqu’à sa retraite en 1978

Son travail se fond alors totalement dans l’activité de son ancien professeur pour lequel elle est une assistante appliquée et douée d’esprit critique.

L’œuvre littéraire

À partir de la moitié des années 1960, avec la publication de « Aucun de nous ne reviendra, et après avoir pris la parole sur la guerre d’Algérie en publiant « les Belles lettres », elle témoigne explicitement de la déportation.

Avec « Aucun de nous ne reviendra », elle livre le cœur de son expérience concentrationnaire vécue à Auschwitz. Dès lors, son écriture se libère comme une enquête à la fois sur le passé et le présent : il suffit de feuilleter la bibliographie de ses œuvres.

À partir de la moitié des années 1970, elle publie une série d’articles où elle prend position en tant que rescapée, au regard du passé ou bien en rapport avec les violences dont elle est contemporaine. Elle signe des nouvelles et se plonge dans des sujets littéraires.

Essais, enquêtes, souvenirs et poèmes :

-  Les Belles Lettres, Minuit éd., 1961. 
-  Le Convoi du 24 janvier, Minuit éd., 1965, 1978, 1995.

-  Auschwitz et après, 3 tomes :

Aucun de nous ne reviendra, Gonthier éd., 1965 ; réédition, Éditions de Minuit, 1970, 1979, 1995.

Une connaissance inutile, Minuit éd., 1970.

Mesure de nos jours, Minuit éd., 1971, 1994.

-  Spectres, mes compagnons, Maurice Bridel, Lausanne, 1977 ; réédition, Berg international, Paris, 1995. 
-  La Mémoire et les Jours Paris, Berg International, 1985, réédition. 1995.

Théâtre :

-  La Théorie et la Pratique, Anthropos, Paris, 1969.

-  La Sentence, pièce en trois actes, P.-J. Oswald, 1972.

-  Qui rapportera ces paroles? tragédie en trois actes, P.-J. Oswald, Paris, 1974. Réédition avec Une scène jouée dans la mémoire, HB, Aigues-vives, 2001.

-  Maria Lusitania, pièce en trois actes, et le coup d’État, pièce en cinq actes, P.-J. Oswald, Paris, 1975.

-  La Ligne de démarcation et La Capitulation, P.-J. Oswald, Paris, 1977.

-  Les Hommes, pièce inédite (en cours d’édition à cette date (2010)

Sources :

-  Charlotte Delbo, Le convoi du 24 janvier, Les Éditions de Minuit, 1965, pages 100 (réédition 1998).

-  Dossier Charlotte Delbo : Revue pluridisciplinaire de la fondation Auschwitz N° 105 – octobre-décembre 2009 – Édition du Centre d’Études et de Documentation Mémoire d’Auschwitz (Bruxelles) et Éditions Kimé (Paris)

Source Wikipédia

Les années de bonheur de Charlotte et Georges. Photos Coll. M.Goube
Les années de bonheur de Charlotte et Georges. Photos Coll. M.Goube

Les années de bonheur de Charlotte et Georges. Photos Coll. M.Goube

Plaque apposée sur la façade de l'appartement parisien de Georges et Charlotte à Paris

Plaque apposée sur la façade de l'appartement parisien de Georges et Charlotte à Paris

L'arrestation et la déportation de Charlotte.
L'arrestation et la déportation de Charlotte.
L'arrestation et la déportation de Charlotte.

L'arrestation et la déportation de Charlotte.

Georges Dudach (1914-1942)
Georges Dudach (1914-1942)
Georges Dudach (1914-1942)

Georges Dudach (1914-1942)

Georges DUDACH:

A 12 ans, certificat d’études en poche, le futur mari de Charlotte Delbo a commencé par travailler comme apprenti monteur en bronze, dans l’atelier de son père. Marcel Dudach est un fondeur réputé mais dont l'entreprise fait faillite en 1928. Georges se place alors comme employé de banque, tout en suivant des cours du soir en comptabilité et commerce pour être embauché au Comptoir National d’Escompte, l’une des grandes banques parisiennes.

En 1933, il rejoint le Parti communiste.
Il suit alors les cours de l’Université ouvrière, où il rencontre Charlotte,  s’inscrit à l’Ecole centrale du Parti (la future école des cadres) et boucle une première année de capacité en droit en fac.
Le 17 mars 1936, il épouse Charlotte Delbo, à la mairie du IIIème arrondissement de Paris.
A la même époque, devenu membre de la direction des jeunesses communistes de Paris, il devient rédacteur à l’Avant-Garde, le mensuel des J.C., correspondant à Moscou pendant trois mois, chargé de la transformation du journal de la fédération des jeunes communistes belges.
En juillet 1937 paraît le premier numéro des Cahiers de la Jeunesse, journal mensuel destiné aux JC, inspiré par Georges Politzer et dirigé par Paul Nizan. Georges en devient le rédacteur en chef.
En septembre 1940 Georges Dudach est démobilisé. Il reprend alors contact avec le PCF, devenu clandestin. Avec le réseau Politzer, il contribue à l’organisation des milieux intellectuels puis du Front national universitaire.
Le philosophe Georges Politzer, responsable de la direction des intellectuels au PC, secondé par Danielle Casanova, a l’idée pour regrouper des universitaires de créer un organisme de propagande afin d’y développer des idées de lutte et de résistance contre Vichy. Georges est chargé de l'appareil technique.
EN 1941, l’équipe de « l’Université libre » (Politzer, Solomon, auxquels s’ajoute Jacques Decour), donne naissance à la revue La Pensée Libre. Au début de l’année 1941, Georges Dudach (alias André), est chargé d’entretenir les liens avec Louis Aragon et Elsa Triolet, réfugiés en zone libre, à Nice.
Le 2 mars 1943, les policiers français des Brigades spéciales font irruption dans l'appartement qu'il partage avec Charlotte Delbo, au 93 rue de la Faisanderie à Paris, sous le nom de Delépine
Trasféré à la préfecture de Police de Paris puis à la prison de la Santé, Georges Dudach est condamné à mort.
Le 23 mai 1942, il peut dire adieu à sa femme. Il est fusillé au Mont Valérien, avec Marcel Engros, Jacques Solomon, Jean Claude Bauer, Georges Politzer, Claude Gaulué et André Pican. Il avait 28 ans. 
Il est enterré au Père Lachaise, dans le carré des militants communistes. Son nom est cité au Panthéon dans la liste des écrivains et journalistes morts pour la France. Il a été homologué au grade de capitaine, au titre de la résistance française.
Hommage à Georges Dudach
Hommage à Georges Dudach
Hommage à Georges Dudach

Hommage à Georges Dudach

Le mur des fusillés au Mont-Valérien où fut tué Georges Dudach

Le mur des fusillés au Mont-Valérien où fut tué Georges Dudach

Les oeuvres de Charlotte, témoignages de sa déportation.
Les oeuvres de Charlotte, témoignages de sa déportation.
Les oeuvres de Charlotte, témoignages de sa déportation.
Les oeuvres de Charlotte, témoignages de sa déportation.

Les oeuvres de Charlotte, témoignages de sa déportation.

Extrait de poème de Charlotte Delbo lu par les élèves de l'AEC
Extrait de poème de Charlotte Delbo lu par les élèves de l'AEC

Extrait de poème de Charlotte Delbo lu par les élèves de l'AEC

Biographies de Charlotte Delbo
Biographies de Charlotte Delbo

Biographies de Charlotte Delbo

La traditionnelle photo de groupe à la fin de la conférence

La traditionnelle photo de groupe à la fin de la conférence

Partager cet article
Repost0
10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 11:48

Nous proposons à nos lecteurs la transcription de trois interviewes réalisées par Charles Geurts (de la section des Anciens Combattants d'Acy-en-Multien) au début des années 1980. A cette époque, dans nos campagnes, il y avait encore certains Anciens de 1914-1918, très âgés dont  Charles Geurts a conservé le témoignage. Il s'était alors rendu chez eux pour les interviewer et les filmer au camescope. Ces récits ont aujourd'hui valeur de témoignages précieux pour l'histoire du Valois. Nous remercions Charles pour cette heureuse initiative d'alors et de nous avoir confié les interviewes. Celles-ci transférées sur support numérique ont été transcrites et complétées par des recherches annexes. Nous vous en livrons ici l'essentiel en trois épisodes. Trois itinéraires de Valoisiens dans la Grande Guerre.

                                                                           1. Léon LEMAIRE

 

Léon LEMAIRE chez lui à Bouillancy lors de l'interview réalisée en Novembre 1981

Léon LEMAIRE chez lui à Bouillancy lors de l'interview réalisée en Novembre 1981

Etat civil :

Léon Marie LEMAIRE est né le 29 août 1886 à Bargny d’Antoine Léon LEMAIRE et Victorine FREMONT

Au cours de sa vie, il a  connu plusieurs domiciles : Mouy, Bargny (au recensement de 1911), Mouy à nouveau (Hôtel Châtelain), puis à Vincy-Manœuvre en 1919. Il est  parti s'installer dans le Nord à Mouvaux (rue de Tourcoing) en 1921. Puis, il est de retour à Vincy en mai 1921 et enfin à Bouillancy, d’abord au-dessus du cimetière près de l’église du Bas-Bouillancy, puis à Gueux depuis 1924.

Il faisait partie d'une famille de 4 enfants. Il ne restait en 1981 que Léon et une sœur âgée de 82 ans vivant à Vincy. (Mme Joany ?). Enfant, Léon était un enfant espiègle d’après Mme Bizet.

Avant la guerre, Léon travaillait chez la Veuve Ducerf à Ormoy-le-Davien. Il changeait souvent de patron, se disputant souvent avec eux.

 

Alexandrine DUCERF, veuve, patronne cultivatrice, née en 1862 à Ormoy-le-Davien a deux fils Gaston et Lucien et un commis. (Recensement 1911)

 

Après la guerre, Léon a travaillé chez Henri Vapaille à la ferme du château, mais peu de temps, puis est allé arracher les betteraves à Fosse-Martin, puis à Bouillancy chez le père Anatole PROFFIT pendant deux ans. Mais, il ne s’entendait pas avec le commis et partit travailler chez DELAITRE patron cultivateur à Bouillancy.

 

Léon s’est marié avec Marguerite PLATEAU, née en 1896 à Kolbeke en Belgique. Il l’a rencontrée dans les champs de Boufflerd (cultivateur à la ferme de Nogeon) où, dit-elle,  elle répandait du fumier ! C’était une immigrée belge. Ils se sont mariés deux mois après la fin de la guerre le 19 juillet 1919 à Vincy-Manoeuvre. Léon avait 33 ans. De cette union sont nées trois filles : Marie-Madeleine née en 1917 à Bailleul, Claire, née en 1920 à Vincy et Christiane née après 1926. Ils ont fêté leurs 60 ans de mariage en 1979 et ont 6 petits-enfants (3 filles et 3 garçons) et 8 arrière-petits-enfants (4 garçons et 4 filles).

Léon a  95 ans au moment de l’interview.

Guerre :

Léon fait partie de la classe 1906 et est soldat au 63ème RAC 

Il est mobilisé le 8 août 1914 à La Fère. Il a alors 28 ans et est célibataire. Il fera la totalité de la guerre jusqu’en 1919.

 Il a participé à la bataille des frontières de Belgique en août notamment à Mangiennes dans les Ardennes avec le 42ème régiment d’artillerie. 

Le 27 Septembre 1914, il est en Argonne.

En 1915 en Champagne puis de mai à septembre aux Eparges. En octobre-novembre : à nouveau en Champagne

En 1916 : il est dans la Somme à la Côte 216, puis à VERDUN deux fois puis la forêt de Parroy (près de Lunéville)

En 1917 : Offensive de Craonne, Cormicy et Verdun 3 mois.

Lors des combats Léon a été blessé deux fois : le 1er avril et le 27 Octobre 1917.

En 1918 : Avocourt (en Argonne)

Démobilisé le 28 mars 1919 à Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne)

A reçu la croix de guerre avec médaille de bronze le 22 Octobre 1918 avec citation : « Conducteur courageux et dévoué, le 27 septembre au passage de la Dormoise sous un bombardement continu, a contribué à dégager un pont encombré par des voitures d’infanterie dont les conducteurs étaient tués ou blessés ».

Pendant la guerre sa femme Marguerite a évacué vers Bayonne et la frontière espagnole. Elle voulait venir à Vincy où elle avait une sœur mais c’était impossible. Elle n’a pu revenir qu’après l’Armistice.

Souvenirs de guerre : Léon livra à Charles quelques souvenirs épars mais encore vivaces:

 Des souvenirs de longues et pénibles marches par exemple, mais aussi:

« On touchait sept sous tous les dix jours et un paquet de tabacs. On avait aussi du vin »

Léon a eu plusieurs permissions : 6 jours en 1915, 6 jours en 1916, 7 jours en 1917 et 2 fois 10 jours en 1918. Il est allé en permission chez sa marraine de guerre à Cherbourg. Visiblement, il a eu plusieurs marraines de guerre. Il logeait chez des gens, un commandant de gendarmerie.

Léon a passé son conseil de révision à Betz en même temps qu’une soixantaine de gars du coin dont Eugène BARLEMONT

Eugène Maurice BARLEMONT dit Lucien né le 2 mai 1899 à Réez-Fosse Martin fils de Louis Albert Barlemont et de Marie Léonie Thioux. Ouvrier agricole à Bouillancy. Il a été ajourné pour soutien de famille. Après la guerre, il fera partie de différentes sections d’infirmiers en Allemagne en 1920-1921, puis dans l’armée d’Orient et débarque à Beyrouth pour servir l’armée du Levant.

Pendant la guerre, il voyait Fernand BERNIER qui était dans l’artillerie lourde.  Pendant un temps il le voyait tous les jours au ravitaillement

 

Fernand BERNIER né le 24 Janvier 1889 à Acy-en-Multien était maréchal-ferrant, charron. Il est mobilisé le 3 août 1914 au 1er régiment d’artillerie lourde. Il passe au 2ème escadron du train des équipages en février 1915 puis au 454ème régiment d’artillerie lourde en 1918. Il fera l’intégralité de la guerre.

A la mémoire de Léon LEMAIRE

Charles GEURTS

L'Equipe AEC

 

 

 

 

Photos Coll. L.Lemaire
Photos Coll. L.Lemaire

Photos Coll. L.Lemaire

Carte du combattant et médailles de Léon LEMAIRE
Carte du combattant et médailles de Léon LEMAIRE

Carte du combattant et médailles de Léon LEMAIRE

Citation de Léon. Coll. Léon Lemaire

Citation de Léon. Coll. Léon Lemaire

Registre matricule de Léon Lemaire. ADO en ligne.

Registre matricule de Léon Lemaire. ADO en ligne.

Léon . Photo Coll. L.Lemaire.  Léon et son épouse Marguerite au moment de l'interview en novembre 1981
Léon . Photo Coll. L.Lemaire.  Léon et son épouse Marguerite au moment de l'interview en novembre 1981

Léon . Photo Coll. L.Lemaire. Léon et son épouse Marguerite au moment de l'interview en novembre 1981

Partager cet article
Repost0
2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 19:20

Cette année, nous proposons aux élèves de l'AEC un film inédit, tourné en 1966 en noir et blanc

"LE VIEIL HOMME ET L'ENFANT": de Claude BERRI

Un très beau film, plein d'émotions et de tendresse dont voici l'histoire:

" Durant les derniers mois de l'Occupation allemande, un enfant juif est envoyé sous un faux nom à la campagne chez un couple de personnes âgées. Le vieil homme, antisémite, ignore tout des origines de l'enfant et se prend d'affection pour ce 'petit fils' qu'il n'a pas eu. " Source Wikipédia

Le vieil homme est joué par Michel Simon et l'enfant par Alain Cohen. 

Un film que nous recommandons

L'Equipe AEC

Affiche du film. Source Allo Ciné

Affiche du film. Source Allo Ciné

Partager cet article
Repost0
3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 17:41

Cette hiver, en attendant de pouvoir aller sur un nouveau chantier de mise en valeur de blockhaus, M.Ciurlik, enseignant de Technologie au collège et fidèle animateur de l'AEC propose aux élèves une activité en phase avec les technologies d'aujourd'hui. Ecoutons-le:

"Les élèves travaillent su un logiciel gratuit utilisable en ligne nommé « TINKERCAD ». Ce logiciel permet de réaliser des dessins d’objets en 3 dimensions. Chaque groupe, constitué de 2 ou 3 élèves, a pour consigne de dessiner un des Blockhaus de la ligne Chauvineau en restant le plus proche possible de la réalité.

Lorsqu’ils seront terminés, nous utiliserons ces dessins pour imprimer en 3D les blockhaus.

Tout en étant ludique, cette activité permet de travailler quelques compétences des programmes de technologie et de Mathématiques (lire une représentation d’un objet, mettre des dimensions à l’échelle 1/20ème, utiliser un logiciel de CAO, réaliser un prototype). J. CIURLIK

Les élèves ont pu réutiliser les côtes prises par leurs prédécesseurs d'il y a quelques années. A l'époque, la modélisation 3D sur le logiciel Ketchup avait connu un beau succès. Mais, à présent, les élèves ont la possibilité, à l'issue de leur travail sur l'ordinateur, d'imprimer les blockhaus grâce à une imprimante 3D. Une étape à laquelle ils sont impatient d'arriver. A suivre donc...

Un grand merci à J.Ciurlik pour son implication.

L'Equipe AEC

Quand l'Histoire et la Technologie se rencontrent...
Quand l'Histoire et la Technologie se rencontrent...

Quand l'Histoire et la Technologie se rencontrent...

Reconstitution des blockhaus en 3D
Reconstitution des blockhaus en 3D
Reconstitution des blockhaus en 3D

Vendredi 22 Mars a eu lieu la dernière séance de travail des élèves sur le logiciel. Une fois restitués en 3D viendra la phase d'impression assez longue. Pour l'heure M.Ciurlik a réalisé un prototype-test miniature pour voir le rendu. Un blockhaus type bouclier d'environ 4 cm de côté a été imprimé et cet essai prometteur va nous permettre d'en imprimer de plus grands formats en améliorant encore la qualité, avec un autre choix de couleur. A l 'avenir, ce travail pourra déboucher sur un diorama avec pourquoi pas un décor de type maquette. Les idées ne manquent pas chez nos élèves.

L'Equipe AEC

Un prototype miniature ressemblant à l'original
Un prototype miniature ressemblant à l'original

Un prototype miniature ressemblant à l'original

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de l'AEC"Archéo-Blockhaus" du collège de Betz
  • : Ce blog a pour but de présenter les travaux effectués par un groupe d'élèves volontaires de 3e participant à une Action Educative et Culturelle (AEC) autour de la ligne Chauvineau et plus largement dans le Valois
  • Contact

Texte libre

Recherche