Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 17:24

 

Nous voilà de retour avec un nouveau groupe d'élèves pour la 8ème année consécutive. Une année qui s'annonce riche avec notre entrée dans le dispositif du

                                                       CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE 1914-1918

En effet, nous proposons cette année au groupe un partenariat avec 2 autres collèges (pour l'instant) que sont les Collège Guillaume Cale de Nanteuil et La Fontaine à Crépy. D'ailleurs, pour inaugurer ce nouvel épisode de l'AEC 5 professeurs de Nanteuil sont venus se joindre à nous pour la première séance au monument aux morts et sur la traditionnelle photo de groupe. Merci à eux et bonne réussite à ce projet.

Par ailleurs, de notre coté , nous envisageons comme chaque année de mettre en valeur un ouvrage de la Ligne Chauvineau.

Alors bienvenue aux nouveaux élèves de la cuvée 2013-2014 que sont:

QUENTIN EMILIE JORDAN ARNAUD STACY FLAVIEN LILIAN CHEYENNE NICOLAS CLEMENT LOANNE ALISIA ET MATHILDE

Ainsi qu'à M.BLASSEL: nouvel enseignant d'Histoire-Géo au collège de Betz

                                                       DSCN1806.JPG

Partager cet article
Repost0
28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 19:45

Il y a quelques années déjà, une élève du collège Emmanuelle, nous apportait cette lettre signée d'une certaine Monique, habitante de la commune d'Acy-en-Multien. Datée de 1945, il y est question de la libération de la Pologne et de ses habitants. Rappelons que le canton de Betz abrite de nombreuses familles originaires de ce pays particulièrement meurtri par la Seconde Guerre Mondiale. Nous vous la proposons aujourd'hui et souhaitons que d'autres documents comme celui-ci sortiront des tiroirs pour prendre place dans nos archives de l'AEC.

                                   Scan0035.jpg  Scan0036.jpg

 

Partager cet article
Repost0
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 09:26

Cette année scolaire 2012-2013 a vu l'AEC participer à la préparation des élèves à l'épreuve orale d'Histoire des Arts comptant pour le DNB

L'objectif étant d'une part de proposer aux élèves inscrits au projet deux oeuvres supplémentaires à étudier en lien avec nos activités mais aussi avec le programme de 3è. D'autre part, nous avons offert aux élèves la possibilité de les étudier non pas de manière traditionnelle en classe mais in situ; à savoir dans un musée pour l'une et sur le terrain pour l'autre.

Les deux oeuvres choisies ont été:

-L'affiche de propagande américaine de Strothman: "Beat back the Huns with liberty bounds" dont un exemplaire est visible au Musée de la Grande Guerre à Meaux.

-La sculpture:"Les Fantômes" de Paul Landowski située sur la Butte de Chalmont à Oulchy-le-Château vue par les élèves lors d'une sortie.

Pour chacune des oeuvres; une fiche de travail a été réalisée et travaillée sur site.

Plusieurs élèves du groupe les ont choisi lors des épreuves du brevet blanc et celles du brevet final. Un succès pour l'AEC qui renouvèlera sans aucun doute l'expérience les prochaines années avec d'autres oeuvres. 

Doc-n-6.jpgFiche-Beat-back.jpg

  Doc-n-5.jpg        Fiche-Fantomes.jpg

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 20:39

C'est au tour de Marion de nous livrer un récit très interessant de la Seconde Guerre Mondiale ; celui de sa grand-mère, qui nous plonge dans une famille juive que la guerre a séparé. Un témoignage précieux et émouvant.

Un grand merci à Marion

« Le père de ma grand-mère était Résistant. Il était tailleur comme sa femme. Tous deux venaient de Pologne qu’ils avaient fui depuis l’attaque allemande de septembre 1939. De confession juive ;iIls ne parlaient pas de la guerre en famille. Il organisa le départ de ses 9 enfants auprès d’organismes pour qu’ils trouvent chacun refuge dans des familles, des fermes et des couvents à Paris et même en Suisse pour les protéger des Allemands. Ma grand-mère m’a dit qu’elle n’était pas traitée différemment à l’école du fait qu’elle soit juive, d’ailleurs, elle ne disait pas qu’elle l’était.

Deux de ses sœurs ; Ida et Hélène se sont fait arrêter un jour par la Police qui les a emmené au poste pour un contrôle de papiers et alors que les policiers étaient sortis de la pièce, elles se sont enfuies.

Sa sœur Hélène ne voulait pas parler de ce qu’elle avait vécu. Elle était trop choquée et perturbée. Il faut dire qu’elle avait été raflée par les Allemands alors qu’elle était dans la rue, revenant d’une course ; elle avait 18-20 ans. Elle fut déportée à Auschwitz où elle resta un an et demi. Lorsqu’elle en a parlé plus tard ;  elle dit qu’elle avait été frappée, qu’elle n’avait pas de vêtements, qu’il faisait froid et qu’elle avait peu à  manger . C’est là qu’elle allait rencontrer son futur mari ; prisonnier et employé des Allemands. Il l’aidait en lui apportant à manger, il l’aidait moralement et pour qu’elle ne soit pas maltraitée. Elle a été délivrée par les Américains et les Russes en 1944 et a vu les Allemands fuir.

Ma grand-mère est née à l’hôpital de Charenton. Elle y  fut cachée durant un an et demi par le Professeur Henri BARUK.* Après sa  naissance, sa mère est partie (elle ne sait pas où, juste que son appartement était vide). Sa grand-mère (juive) est restée avec elle, elle était employée pour faire le ménage ce qui lui permit aussi de se cacher.

Après la guerre, ses parents lui parlaient des privations, qu’il fallait se cacher, qu’ils avaient peur de tout le monde, qu’il a fallu qu’ils recommencent tout à zéro car les Allemands leur avaient tout pris dans leur appartement. Ils lui parlèrent de leur famille en Pologne. (Elle pense que tous ont été déportés et/ou tués).

Très déterminé à s’enfuir, le père de ma grand-mère fut arrêté et emmené dans un camp de transit à Beaune-la-Rolande (évoqué dans le film :  « La Rafle ») dans le Loiret. De là, il s’est enfui, puis il rejoignit un maquis. Il ne parlait évidemment pas de la Résistance. A cette époque, la vie était dure et les gens avaient des tickets de rationnement pour se nourrir. »

           Propos recueillis par Marion auprès de sa grand-mère.  2013

 *

Henri Baruk est un psychiatre français. Né à : Saint-Avé (Morbihan) , le 15/08/1897 
Mort  à : Saint-Maurice (Val-de-Marne) , le 14/06/1999 



Fils de l'aliéniste Jacques Baruk, Henri passe son enfance au sein même de l'institution psychiatrique dans laquelle travaille son père (les médecins vivaient alors dans des appartements de fonction logés dans l'institution).

Après des études de médecine à Paris, il fut nommé, en 1932, médecin-chef de l'hôpital national de Charenton, qu'il dirigea jusqu'à sa retraite, en 1968. 

Professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris (1946), il présida également le laboratoire de psychopathologie expérimentale de l'École des hautes études (1961).

Sa carrière fut marquée par ses combats contre la lobotomie et contre l'usage abusif de la sismothérapie. Il fut également un pourfendeur de la psychanalyse.

Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages, d'articles, et de traités de psychiatrie et d'histoire de la médecine.

 

 Source:

http://www.babelio.com/auteur/Henri-Baruk/36516

Partager cet article
Repost0
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 16:29

Aujourd'hui Lucile nous propose l'incroyable témoignage de son arrière-grand-mère Charlotte Gardette qui, a 104 ans lui a relaté quelques épisodes vécus de la Première et de la Seconde Guerre Mondiale. Conserver les témoignages familiaux est une démarche précieuse, surtout lorsqu'il s'agit de la Première Guerre Mondiale car cela devient rare. Lucile s'est inscrite , par son travail d'investigation, comme un maillon essentiel dans la chaîne de la passation de l'Histoire de sa famille. Aujourd'hui, elle nous en fait profiter...pour notre grand plaisir...

                                    Souvenirs de guerre de Charlotte Gardette

 

1914-1918

 

« J'ai 6 ans lorsque la guerre 14-18 commence. Je rentre à l'école à l'age de 9 ans en 1917, je fais ma scolarité à l'école de filles 249 avenue Gambetta à Paris, j'y apprends alors à lire à écrire à compter. Nous avons cours tous les jours de la semaine sauf le jeudi et le dimanche. Je reçois plusieurs prix pour bon travail et j’arrête l'école en 1920.

 

Le président du conseil élu à cette époque est Raymond Poincaré qui sera au pouvoir de 1913 à 1920. A cette époque la propagande n'est pas encore très présente car le seul moyen de communication est le journal, de plus dans le milieu ouvriers (puisque mon père était mécanicien) les habitants ne sont pas encore fournis en électricité.

 

J'habite à cette époque dans le 20ème arrondissement avec mes deux parents, mon père n'est pas parti au front puisque nous sommes une famille nombreuse de 6 enfants. En famille on ne parle pas de la guerre c'est un sujet qui fâche. Les conditions de vie sont assez compliquées pendant la guerre surtout pour une famille nombreuse, le gros problème pour notre famille était de pouvoir trouver la nourriture car nous n'étions pas une famille spécialement riche et que donc à l'annonce de la guerre nous n'avions pas pu acheter de grosses réserves. Nous étions alors obligés d'aller nous nourrir à la Soupe Populaire l'autre gros inconvénient était les bombardements à partir de 1917 les bombardements sont de plus en plus nombreux pratiquement tous les jours. A partir du moment ou l'alarme retentissait il fallait aller trouver un abri mais cela était assez compliqué lorsqu'on avait une famille de 6 enfants, du coup la plupart de temps avec ma famille nous allions nous cacher dans la station de métro Gambetta.

Il y eu pendant la guerre une épidémie de grippe espagnole ma mère l'avait attrapé c'était donc mon père qui devait s'occuper de la maison ! »

 

1939-1945

« Entre les deux guerres je me suis mariée et j'ai donné naissance à un enfant, un garçon né en 1935. En 1939 mon mari était parti à la guerre je me retrouvais alors toute seule pour élever mon enfant.

 

Au début de la guerre le manque de nourriture se fait moins ressentir que pour la première fois, on se nourrit grâce à des petits tickets qui sont distribués. Les groupes révolutionnaires ne se montraient vraiment pas je n'ai donc jamais été au courant de quoi que ce soit à ce sujet je savais juste que le groupe de révolutionnaires Manoukian avait sont siège impasse du progrès pas très loin de chez moi. On avait le droit en général de se déplacer librement pendant la guerre sauf à partir de couvre feu et il y avait quelques contrôles de fait dans les trains. Les allemands communiquaient quelques fois avec la population mais c'était rare car il n'étaient pas appréciés par la population française. En 1945 j'ai vu avenue Gambetta les Américains qui arrêtaient tous les allemands. Mon mari est rentré de la guerre en 1943 car il s'est fait passer pour tuberculeux pour pouvoir être rapatrié en France il n'avait en faite qu'une maladie cardiaque, dont il décéda tout de même en 1952. J'ai eu aussi un cousin fusillé avec Guy Moquet puisqu'il était communiste il s'appelait Maurice Gardette il a d'ailleurs maintenant un square à son nom. »

 

Voilà les quelques souvenirs que mon arrière grand-mère m'a fourni sur les deux guerres mondiales elle a maintenant 104 ans et habite toujours dans le 20 ème arrondissement de Paris ce depuis son enfance.

 

 

 

Lucile  

Partager cet article
Repost0
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 16:21

Ce vendredi 14 Juin; c'est dans la propriété du "Valois" que le groupe de l'AEC s'est rendu pour avancer le chantier auquel, nous n'avons pu venir qu'une fois et en comité restreint. Au programme de la séance: dégagement partiel des côtés du blockhaus, grattage des mousses de la dalle de couverture, fin du nettoyage du radier.Grâce aux talents culinaires de Célia et Lucile qui ont préparé chacune un gâteau, nous avons pu faire une pause goûter fort appréciable.

Célia V. a eu l'idée de décorer son gâteau des initiale de l'AEC. Sympa!!DSCF4484.JPG       DSCF4486.JPG

Partager cet article
Repost0
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:23

Nous voici de retour à Lévignen malgré un temps mitigé et un terrain gras après les fortes pluies de ces derniers jours. Ce n'est pas une raison pour se décourager! Au programme de cette séance boueuse; la suite du dégagement des alentours immédiats de l'encuvement, mais aussi traçage d'une signalétique par pochoirs. Un exercice pas facile en raison des aspérités et irrégularités du béton. Mais Alison et Marion s'en sont sorties avec talent.

DSCF4470 DSCF4473

DSCF4474               DSCF4476

                               DSCF4472

Partager cet article
Repost0
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 20:05

Nous vous proposons aujourd'hui, un second témoignage de M.André CANTIN évoquant un épisode de la Libération à Neufchelles.

 

"Il fait un temps magnifique, pas un nuage ; c’est le 13 Juillet 1944, il est 10H30 au clocher de Neufchelles. J’ai 11 ans et je suis au bord du canal. Je suis en vacances chez mes grands-parents ; Mme et M.Marcel SIRE ; Je me nomme André CANTIN et je passe régulièrement la période des congés scolaires à Neufchelles. Ce matin là, pourtant, un bruit anormal, un énorme avion venant de la direction de Montigny-l’Allier passe au-dessus des peupliers, il est très bas et une fumée épaisse sort de la carlingue (il s’agit d’une forteresse volante américaine B17) . Quelques secondes se passent, 10 parachutistes apparaissent derrière le clocher et s’éloignent vers le Nord-Ouest.

Comme un gamin, je cours prévenir mes grands-parents, qui eux aussi constatent les faits ! D’un commun accord avec mon grand-père, ma grand-mère et moi partons à la recherche des aviateurs américains. (cela serait plus discret une femme et un enfant)vis-vis des Allemands qui ont leur observatoire à la tour de May-en-Multien (l’église). Ma grand-mère, pour se donner une contenance a pris soin de prendre son panier gris, comme si nous allions aux pissenlits !!!

Nous avançons toujours vers Mareuil et apercevons un parachutiste dans la cime d’un sapin « en chanoi ». Nous voyons les Allemands se diriger vers cet endroit.Quelques minutes plus tard, nous arrivons au lieu dit « la Vallée de Misère » une sorte de vallée profonde avec à son début un blockhaus datant de 1940. Au fond, la ligne SNCF du réseau Nord de Crépy-en-Valois. A ce moment, nous voyons 3 hommes marchant sur la voie. Ils regardent de notre coté, nous leur faisons signe de venir vers nous. Ils se mettent à courir, ils sont maintenant avec nous, nous nous réfugions dans le bois d’acacias qui est à gauche en descendant la voie ferrée. Le langage est très difficile, cela marche par signes.

L’un est très grand (1m93). L’un m’offre un chewing-gum, il paraît être le plus jeune, ils sont chaussée de bottes fourrées et combinaisons très épaisses. Ils ont très chaud et réclament pour boire, il est près de midi. Ils nous font comprendre qu’ils étaient 10 dans l’avion.

Ma grand-mère prend la décision d’aller chercher son gendre M.Charles SOL qui travaille près de la Grivette et qui parle anglais. Je reste donc seul avec les 3 aviateurs et nous nous cachons le mieux possible et nous ne parlons pas. Vers 14H ma grand-mère est de retour avec son gendre, là, nous apprenons que l’avion venait de bombarder au-dessus de l’Allemagne et pris à partie par la chasse allemande au retour. Il ne pouvait plus aller plus loin, car il était très endommagé.

Ma grand-mère et moi nous regagnons Neufchelles vers 16H tandis que M.SOL reste avec eux. Mon oncle, M.Raymond SIRE et mon grand-père vont retrouver M.SOL et, à la nuit, ils ramènent les 3 aviateurs à la maison. C’est avec joie que les retrouve le lendemain matin. Durant 15 jours, j’étais content de les côtoyer et de manger avec eux.

Le plus âgé se nomme Sergent Horace Di Martino ; il est radio à bord et habite Fall River (Massachussetts). Le plus jeune Harry E.WHITE , 18 ans environ était chargé de lâcher les bombes et habite Castle Ahyne (N.C.). Le plus grand Joé W.STEEWART ; mitrailleur à bord, habite Pensons (Alabama).

La nuit, ils dormaient dans le grenier à foin et le jour à l’abri des regards indiscrets ; ils voyaient passer les convois allemands qui allaient sur le Front de Normandie.

"Le 28 Juillet 1944 , ils étaient pris en charge par le réseau « Félix » de Lizy-Sur-Ourcq et partaient dans la fourragère à cheval conduite par des gendarmes.

Le 29 Juillet 1944, dans la matinée, la Gestapo, aidée de soldats allemands, perquisitionnaient la maison à l’époque de M.Hoc et mettaient tout sens dessus dessous sans rien trouver de compromettant bien sûr !! Ils s’étaient trompés de côté (heureusement), sinon peut-être aurions-nous eu de très gros ennuis. Il y avait eu une âme charitable qui nous avait dénoncé. Il n’y a pas eu de suite car c’était le commencement de la débâcle des troupes allemandes. Une semaine plus tard la BBC émettait le message personnel suivant :

« Les trois amis de Charly sont bien arrivés »

Nous étions très émus et contents à la fois.

Auparavant, le 3 Avril 1944 , un Liberator quadrimoteur américain était abattu par la chasse allemande sur la commune de Coulomb-en-Valois. Madame et Monsieur Sol ainsi que mes grands-parents et M. et Mme Sire recueillait un des occupants de cet avion. C’était le pilote Lieutenant Douglas J.EAMES habitant Boston (Massachussets), il devait rester jusqu’au 8 Avril 1944 à la maison et ce jour, prit le train à Mareuil-Sur-Ourcq avec M.Sol direction Paris avec beaucoup de soldats allemands dans le train.

A Crouy-sur-Ourcq, il a vu son avion en morceaux sur un wagon plate-forme sur la voie de garage gardée par des sentinelles ennemies. Après avoir passer quelques jours à Paris, il était pris en charge par un réseau spécialisé et regagnait l’Angleterre sain et sauf.

Pour la région de Lizy-Sur-Ourcq, le Dr Chastagnol, M.Jean Laire, M. et Mme Herpsont ont beaucoup payé de leur personne pour leur dévouement sans limite.

Pour l’histoire que j’ai relatée sur les six membres de la famille, seuls deux sont encore de ce monde : Mme Sol (89 ans) et moi-même. M.Marcel Sire est décédé en 1955 et son épouse en 1957 ; M.Sol en 1965 et M.Raymond Sire en 1997, qui durant l’Occupation était réfractaire pour éviter le S.T.O. et vivait chez sa mère à Paris Madame Gervaise Sire, qui, durant 3 ans était entrée dans les F.F.I. à Neufchelles avec M.Armand MORETTE qui était leur chef fin 1944."

M.André CANTIN

Le 3 Janvier 1999

Avec l’aimable autorisation de publication de M.André CANTIN . Mai 2013

                                  Photo-Cantin.jpg

Partager cet article
Repost0
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:45

Après le témoignage de Maître VERON, nous vous proposons celui de M.André CANTIN demeurant à Crouy S/Ourcq et qui était enfant pendant la Seconde Guerre Mondiale. En 1999, André Cantin a rédigé ses souvenirs de 2 épisodes vécus  Neufchelles. Nous vous proposons le premier avec son aimable autorisation.

                                                        UN DROLE DE TRAIN.

Cette histoire se situe entre le 20 et le 28 Août 1944, avec mes deux camarades Bernard SIRE et Denis GODE , nous regardons passer un convoi de véhicules allemands qui se dirige vers Meaux, via la direction du front de Normandie, il fait très chaud, les camions sont camouflés avec des feuillages, les Allemands regardent le ciel et sont inquiets, ils redoutent une attaque aérienne de la chasse anglaise et américaine. Soudain, nous restons pantois et ébahis du spectacle que nous avons sous les yeux, du jamais vu jusqu’à ce jour. Des voitures munies de câbles tirent des cyclistes, des soldats allemands, environ vingt par voitures, harnachés avec des musettes, sac à dos, bardés de grenades à manche et le fusil en travers de la taille et beaucoup de vocifération des soldats de la Wehrmacht, le défilé se poursuit à vive allure, mais soudain c’est la chute d’un groupe en bas de la côte, une véritable « fricassée de vert de gris », la suite du convoi se trouve arrêtée et paralysée, chacun récupère son matériel et remonte sur sa bicyclette. C’est reparti malgré les blessures de quelques uns, cela va durer encore une demi-heure, le décor va changer maintenant ce sont des autos mitrailleuses et quelques canons tirés par de gros camions, quelques motos ferment la marche de ce convoi, « c’est fini »
La matinée s’avance et il fait très chaud, Bernard, Denis et moi-même, regardons une fumée qui s’élève derrière le rideau de peupliers, vers la voie ferrée et de temps à autre le sifflement d’une locomotive, cela nous intrigue !! Nous nous dirigeons vers le pont du canal, et là nous voyons arriver un groupe de soldats allemands. Nous restons sur le pont, sans bouger et les soldats se dirigent vers le village sans toutefois nous adresser la parole. Ils sont environ une dizaine.
La maison du garde-barrière n’est pas très éloignée, c’est la famille TROLE qui est là depuis plusieurs années, on connaît bien les enfants, Maurice et Raymond, et la rivière de l’Ourcq est à côté.
On entend toujours le bruit de la locomotive, mais que peut-il se passer au passage à niveau de Neufchelles ?
La curiosité l’emporte sur la prudence, on décide d’aller voir ce qui se passe là-bas !!Nous voilà partis en direction de la voie ferrée. Nous croisons encore un autre groupe de soldats, une demi-douzaine, leurs regards ne sont pas très encourageants, plutôt hostiles. A mi-chemin, notre camarade Denis décide de rebrousser chemin. Il n’est pas très rassuré, nous non plus d’ailleurs, mais on continue notre aventure.
Soudain, le mystère est levé, nous voyons un train, très long avec sur les toits des wagons des croix rouges. Des soldats allemands sont sur le côté de la voie, certains sont couverts de pansement. A travers les vitres, on distingue des grands blessés (on l’apprendra plus tard) ; c’est un train-hôpital qui vient du front de Normandie. Les médecins opéraient les blessés (amputations des bras, des jambes pour éviter la gangrène).
Au milieu de ce train ; une plate-forme avec une pièce d’artillerie et ses servants. Bernard et moi, nous ne bougeons plus. Que faire ? Notre embarras ne va pas durer longtemps. L’apparition d’un avion et c’est le branle-bas de combat, les soldats allemands les plus valides se cachent sous le train, tandis que les servants des camions jumelés s’orientent vers l’avion. Il s’agit d’un chasseur bombardier, mais , soulagement pour les Allemands, c’est un des leurs, qui survole le train au complet et qui s’éloigne vers Mareuil-Sur-Ourcq. Après la peur, c’est la colère qui prend le dessus chez les soldats allemands. Bernard et moi sommes paralysés sur place, comme des gosses de dix ans. A l’instant où on allait repartir, un officier allemand, tout vêtu de noir(c’était un officier SS panzer d’une compagnie de chars) nous abordait, nous invitant à déguerpir le plus vite possible, que nous n’avions rien à faire dans  cet endroit, et tout cela dans un français parfait. Nous n’avons pas demandé notre reste (je devais le revoir).Le retour vers le pont du canal s’est effectué plus vite qu’à l’aller !!Nous avons retrouvé notre camarade Denis et son frère Maurice sur le pont et là un autre spectacle s’offrait à nos yeux, les groupes d’Allemands que nous avions croisés, étaient en train de se baigner tout nu dans le canal, à part quelques uns qui avaient des caleçons. En rentrant à la maison, je racontai à mes grands-parents cette histoire du train et les remontrances de l’officier.
Le lendemain matin vers 10H, on frappait à la porte de la maison. Ma grand-mère ouvrait la porte et, stupéfaction, c’était l’officier allemand du train.Il expliqua à ma grand-mère qu’il lui serait très reconnaissant si elle voulait bien lui confectionner un bouquet de fleurs pour deux soldats allemands qui étaient décédés dans la nuit. Durant cette conversation, l’officier me regardait avec beaucoup d’insistance, il m’avait probablement reconnu !! Cela ne faisait aucun doute. Il expliqua qu’il avait vu en passant, que nous avions de très jolies fleurs. Ma grand-mère lui répondit qu’elle allait lui préparer un bouquet. Il semblait très satisfait et lui expliqua qu’il allait repasser dans 20 minutes pour prendre le bouquet, il tourna les talons et partit en direction de Mareuil avec un soldat qui l’attendait dehors (par la suite nous avons appris qu’il avait demandé également à Mme Alice DELAPORTE de lui faire un second bouquet, elle avait toujours de très beaux dahlias, c’était la grand-mère de Marcel DELAPORTE)
Un quart d’heure après ; notre officier revenait chercher son bouquet que ma grand-mère avait eu le temps de faire et demandait combien il devait, elle lui répondit qu’elle ne faisait pas payer de fleurs pour les morts quelle que soit leur nationalité !!  il accusa le coup et sembla reconnaissant de cette répartie.
Il prit la direction de la porte, donna le second bouquet au soldat qui l’accompagnait, puis me tapota amicalement sur la joue, m’expliqua que ce n’était pas un endroit pour les enfants d’aller voir le train et que c’était dangereux (c’était lui le responsable du train, il était chirurgien). Nous l’avons appris par la suite par Mme TROLE.
Dans la  même matinée, vers 11H30  un cortège se rendait vers le cimetière et enterrait les deux militaires allemands qui devaient rester un certain nombre d’années à Neufchelles. Quant au train, après avoir réparé les avaries de la locomotive, il repartait le lendemain dans la matinée.
Pour l’histoire, ce train n’est jamais arrivé en Allemagne et beaucoup de soldats sont morts tout au long du parcours. Les valides ont été faits prisonniers.
A la Libération, quelques jours plus tard, Mme Trole expliqua qu’il avait été contraint de creuser le long du ballast des trous pour ensevelir des membres « jambes, bras, pieds…. » que les médecins étaient dans l’obligation  d’amputer à cause de la gangrène : Il faut ajouter qu’il faisait très chaud !!
De cette aventure du train, mes copains Bernard SIRE et Denis GODE sont décédés depuis. Le 1er en 1976 et le second en 1988 , ils reposent tous les deux au cimetière de Neufchelles. Le frère de Denis, Maurice est également décédé en 1992 et repose au cimetière de Villenoy.
La Libération de NEUFCHELLES par la 1ère armée américaine se produisait le 28 Août 1944 mais cela est une autre histoire.
                                                                        André CANTIN  Crouy Sur Ourcq  Le 13 Novembre 1999
Partager cet article
Repost0
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 17:13

Nous voilà ce vendredi de retour sur le site de l'encuvement de Lévignen avec 12 élèves. Aujourd'hui, nos travaux consistent à finir le dégagement de l'accès au site et la mise à nue de la dalle bétonnée. Celle-ci, râclée et balayée va nous réserver des surprises. En effet, les élèves y découvrent une inscription , composée d'un patronyme: GIRARD au-dessous duquel nous lisons la date de 1940. Ce n'est pas facile à déchiffrer, mais la découverte est interessante . On peut imaginer qu'il s'agit d'un soldat d'un des régiments de RRT (Régiment Régional de Travailleurs) qui une fois la dalle coulée et le travail fini a laissé à la postérité son passage ici. A noter qu'un chien , fidèle compagnon des soldats a laissé lui aussi ses empreintes dans le béton frais. Emouvant!

17-Mai.JPG 17-Mai--3-.JPG

Lucas explique à Alexis, le nouveau venu, le travail à faire.               Florian le méticuleux à l'oeuvre

17-Mai--4-.JPG 17-Mai--5-.JPG

Kenny et Marion attaquent la mousse!!   Attention Célia tu vas encore tomber à la renverse!  Serait-ce une manie?

17-Mai--11-.JPG 17-Mai--12-.JPG 

Un certain L.GIRARD a laissé sa trace sur la dalle.        Au-dessous, on voit gravée la date de 1940.

C'est la date à laquelle les blocs de la Ligne Chauvineau ont été coulés dans le secteur de Lévignen.

17-Mai--2-.JPG 17-Mai--9-.JPG 

      D'émouvantes petites traces...                                 Kenny, Marion, Noémie, Silène après le travail

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de l'AEC"Archéo-Blockhaus" du collège de Betz
  • : Ce blog a pour but de présenter les travaux effectués par un groupe d'élèves volontaires de 3e participant à une Action Educative et Culturelle (AEC) autour de la ligne Chauvineau et plus largement dans le Valois
  • Contact

Texte libre

Recherche