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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 11:37
Joyeux 1er Mai

Toute l'équipe de l'AEC vous souhaite un joyeux 1er Mai promesse de temps nouveaux. En avant vers des jours meilleurs!

L'Equipe AEC

 

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 12:08

A Betz, sur un des blockhaus de la ligne Chauvineau, des tags avaient
été peints à la bombe, suscitant l'émoi et la colère l'hiver dernier.
C'était sans compter sur l'esprit civique de certains jeunes du coin,
qui, fort de leur expérience collégienne à l'AEC "Archéo-Blockhaus",
projet de sauvegarde de la ligne Chauvineau du collège Marcel Pagnol,
ont pris l'initiative d'organiser une expédition nettoyage durant les
vacances de Printemps. Chevauchant leur vélo ou leur moto, Matt, Mael,
Diégo, William et quelques autres, aujourd'hui lycéens à Crépy, ont passé
deux après-midis de leur temps libre à tenter, avec succès, d'effacer
ces tags irrespectueux. Une belle action réussie qui témoigne de la
générosité de ces jeunes, conscients de la valeur historique  de ce
petit patrimoine. Bravo à eux et félicitations"

L'Equipe AEC

Etat du blockhaus avant nettoyage. Photo AEC

Etat du blockhaus avant nettoyage. Photo AEC

L'opération de nettoyage . Photos M.D.
L'opération de nettoyage . Photos M.D.

L'opération de nettoyage . Photos M.D.

"Une initiative citoyenne pour la sauvegarde du patrimoine. Quand les jeunes s'impliquent"
"Une initiative citoyenne pour la sauvegarde du patrimoine. Quand les jeunes s'impliquent"
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 15:39

De septembre 1939 au printemps 1940, ont été réalisés sur la commune de Betz, cinq emplacements bétonnés pour canon AC (antichar) de 25 mm, quatre pour mitrailleuses, un emplacement pour canon de marine à l’air libre, 3000 m de fossés antichar faisant partie de la ligne de défense de Paris dite « ligne Chauvineau ». La plupart sont encore visibles. Quatre ont été détruits et l’un d’entre eux a été fortement ébranlé par l’explosion de munitions allemandes par les Américains en 1944.

La construction de la ligne Chauvineau intervient comme prévue une fois la déclaration de guerre proclamée le 2 septembre 1939. Dès le 6 du mois, les généraux en charge du dossier sont à Betz pour étudier la faisabilité du programme de défense et exposer les premiers plans (qui subiront rapidement des modifications) car ce secteur, situé au Nord Est de la ligne de défense et comprenant les groupements de Betz – Macquelines et Antilly, est favorable aux attaques de blindés. C’est pourquoi il retiendra toute l'attention du général Chauvineau qui fera de nombreuses visites sur le terrain en compagnie du général Barthe puis du Gouverneur de Paris, le général Héring. Le mois de septembre est consacré aux travaux préparatoires et à l’étude du fossé antichar. A la fin du mois, des éléments de la main d’œuvre militaire dévolue au creusement arrivent à Betz. Il s’agit de soldats du 222ème Régiment Régional de Travailleurs (22ème régiment de la 2ème région militaire soit celle d’Amiens). Ce régiment restera sur le secteur de Betz jusqu’en mars 1940. En janvier et mars 1940, le 222ème RRT édite un journal humoristique « la Gazelle »[1].

Un exemple: Le blockhaus pour canon antichar de 25 mm  C101 (bloc en partie détruit par les Américains en 1944) : Le25 octobre : Piquetage, le 6 novembre : coulage du radier, le 13 : ferraillage, le 23 : bétonnage par le 217ème en 27 heures non-stop par 3 équipes. Le 3 décembre : le bloc est fini, visite satisfaite des généraux Héring et Chauvineau. Le blockhaus est entièrement fait en un mois et une semaine.

 

Fin septembre et octobre, ont lieu le piquetage de différents ouvrages et l’envoi de deux pelles excavatrices pour le creusement du fossé. Les généraux multiplient les visites sur site. Le général Héring déclare le projet irréalisable, étant donné le temps dont il dispose pour en assurer l’exécution. Toutefois, ordre est donné de maintenir le tracé amorcé qu’il suffira d’orienter vers le mur du parc du château de Betz.

En octobre-novembre les travaux se poursuivent : piquetage, coulage de radiers, ferraillage et bétonnage, creusement des fossés par le 222ème RRT et le 217ème RRT et nouvelles visites d’inspection.

Le 10 novembre : creusement du fossé antichar dit « du hangar » entre la voie ferrée et la Grivette à proximité du PN 41[2].

Les premiers blocs pour canon AC sont terminés début décembre (le bloc situé entre le collège et Macquelines est terminé le 7 comme en témoigne l’inscription gravée dans le béton sur la dalle supérieure) alors que commence la réalisation, route de Macquelines, des blocs pour mitrailleuses. Au moment où le 217ème RRT est affecté ailleurs, le creusement des fossés se poursuit.

Début 1940 : arrivée et mise en place des tétraèdres, clayonnage des fossés, implantation des positions pour canons de marine en plein air et nouvelles inspections. En mars, départ du 222ème remplacé par une compagnie du 223ème RRT.

Le printemps 1940 arrive, la ligne Chauvineau n’est pas encore opérationnelle et le temps presse. En avril sont mises en place les plateformes derrière le mur du château, le réseau de barbelés, de nouveaux tétraèdres arrivent en gare de Betz et début du camouflage. Début mai, voit l’installation des premières portes (sur le bloc C101) alors que l’attaque allemande est imminente. Le 15 mai, soit cinq jours après le début de la campagne de France, les travaux sont arrêtés. S’ensuit alors la mise en place du dispositif de destruction des ponts. Deux ponceaux sur la Grivette sont concernés.

Les 17 et 18 mai ont lieu deux bombardements sur la gare de Betz[3] durant lequel un civil est tué : Ernest Lacorne : Né le 2 février 1870 à Betz, Ernest Lacorne a effectué son service militaire au 67e R.I. du 14/11/1891 au 25/09/1894, il devient sapeur pompier en 1902. Durant la Grande Guerre, il est affecté à la 9e Cie du 13e R.I.T. le 01/08/1914. Il est par la suite affecté au G.V.C. (Garde des Voies de Communication) et renvoyé dans ses foyers le 14/01/1915 étant père de 7 enfants. Il est libéré de toute obligation militaire le 10/12/1918[4].

Les travaux reprennent dans la deuxième quinzaine de mai avec l’implantation de deux canons de marine notamment à Macquelines et, le 9 juin, avec la mise en place de boucliers mobiles en bois pour arme AC. 

Le 11 Juin 1940 c’est le début de la retraite du secteur.

Cependant, une faible occupation militaire semble avoir eu lieu. René Pénot, fils de Gaston, se souvient : « En 1940, des soldats sont arrivés par le train à la gare de Betz. C’étaient des Sénégalais. Ils tiraient derrière eux un canon de 25 mm et marchaient pieds nus ; les godasses pendues autour du cou. Un spectacle inédit pour les habitants de Betz !».

Les blockhaus n’étaient à priori pas tous terminés au moment de l’attaque allemande dans le secteur le 11 Juin et certainement pas tous armés. Peu de témoignages concernent le rôle joué par la ligne Chauvineau dans le secteur de Betz. D’après un ancien soldat ayant servi sur l’emplacement du canon de marine de Macquelines et revenu dans les années 1980[5], la position aurait été abandonnée par la troupe (« dans laquelle se trouvaient des éléments venus de Belgique »), fuyant par le bois de l’école en direction du sud et laissant derrière elle le canon qui ne tarda pas à être récupéré.

Après la guerre, dans les années 1945-1946, les fossés ont été remblayés et les cultivateurs indemnisés du manque à gagner occasionnés par ces travaux militaires.[6)

 
 

[1] La « Gazelle » est un journal humoristique du 222è RRT dont deux numéros sont sortis en janvier et mars 1940 de l’imprimerie située à l’étage des locaux des Ponts et Chaussées à Betz dans la Grande Rue (de la Libération).

[2] Passage à niveau 41 sur l’ancienne voie ferrée en direction d’Antilly devenue voie verte.

[3] Gaston Pénot prétend qu’il s’agit d’un bombardement d’avions italiens. « On voyait nettement les cocardes  vert, blanc et rouge ». Les historiens démentent ces affirmations récurrentes.

[4] Source Mémorial Genweb.

[5] Témoignage de Joël Deroche de Macquelines qui a rencontré ce monsieur.

[6] Cf documents de la ferme Hamelin à Macquelines. Coll. M.Philippe Hamelin.

La « Gazelle » est un journal humoristique du 222ème RRT dont deux numéros sont sortis en janvier et mars 1940 de l’imprimerie située à l’étage des locaux des Ponts et Chaussées à Betz dans la Grande Rue (de la Libération)

Fondé par le Cdt Bouilhol- qui loge au Château de Mme Vincent-, ce journal dit « humoristique et anecdotique »de 6 feuillets recto-verso est l’œuvre des soldats eux-mêmes. Le rédacteur en chef en est le lieutenant Weber. Le directeur technique : le caporal Pouget. Les dessins sont l’œuvre de Bocciarelli, Graves, Génin, A.Fitte, Marc Rey et les textes du Cdt Palefroid, d’A.Ravier (de la 2ème Cie du 3ème Bataillon), d’Andréano, Jacques Mégret, Janel avec le concours du conteur journaliste Claude Orval, ancien du 222ème. Bonnes histoires, poèmes, caricatures et bandes dessinées sont au menu de ce journal. En outre en quatrième de couverture du n°1, on trouve la liste de 77 soldats quittant le régiment en janvier ou février, affectés ailleurs ou libérés. On y apprend que des conférences étaient organisées comme par exemple celle donnée par le lieutenant Berguin, professeur au lycée Henri IV à Paris sur « l’idéologie naziste ».

La une de la Gazelle n°1 et 2.                                            Coll. AEC
La une de la Gazelle n°1 et 2.                                            Coll. AEC

La une de la Gazelle n°1 et 2. Coll. AEC

Archives personnelles de M.Hamelin
Archives personnelles de M.Hamelin

Archives personnelles de M.Hamelin

Tracé du fossé et des blocs antichar élaborés par Me Auroire, géomètre à Acy.
Tracé du fossé et des blocs antichar élaborés par Me Auroire, géomètre à Acy.
Tracé du fossé et des blocs antichar élaborés par Me Auroire, géomètre à Acy.
Tracé du fossé et des blocs antichar élaborés par Me Auroire, géomètre à Acy.

Tracé du fossé et des blocs antichar élaborés par Me Auroire, géomètre à Acy.

"Les régiments régionaux de protection (R.R.P.) ou de travailleurs (R.R.T.) sont les descendants de l'ancienne armée territoriale supprimée par la loi de recrutement du 1er avril 1923.
A la mobilisation de 1939, chaque région militaire forme, avec les hommes des plus vieilles classes rappelées, plusieurs R.R. dont le numéro est formé par celui de la région suivi d'un chiffre d'ordre. Par exemple, le 28ème R.R. est le 8ème régiment de la 2éme région (Amiens) ou le 143ème R.R. est le 3ème régiment de la 14ème région (Lyon)."

Plus concrètement, il s’agit de soldats ayant pour beaucoup la quarantaine et davantage, autoproclamés les « tordus » et qui ne possédaient pas toujours d’uniforme règlementaire, se contentant d’être vêtus « en complet et pardessus de confection » selon les termes de Gaston Pénot.

TEMOIGNAGE DE M. Robert HENIN, né en 1927 à Betz et décédé en 2018.

-Quels souvenirs vous reste-t-il de la Ligne Chauvineau ?

« Je me souviens qu’au dessus du calvaire il y avait un gros projecteur. Au sommet de la côte (à l’angle du mur de clôture de la propriété actuelle du Roi du Maroc) l’Armée Française avait construit une cabane en flanquement de la portion de fossé antichar qui, de l’autre coté de la route allait jusqu’à celle de Bargny. Je ne sais pas si les blockhaus étaient armés, à mon avis ; je ne pense pas.»

-Où étaient logés les soldats français ?

 « Les Français avaient, les premiers, logé dans le château. Il y avait aussi des officiers chez des particuliers. Par exemple ; chez le percepteur, rue des Jardins ; il y en avait un. Un jour (peut-être un jeudi) j’étais avec des copains et on traînait dans le coin. L’un d’eux nous dit que si on avait faim, on n’avait qu’à se présenter avec une gamelle à la cantine et qu’on nous donnerait à manger. Alors on y est allé. C’était des gars (les territoriaux) qui avaient des enfants. Ils étaient nombreux, il y avait pas moins de deux-cents bonshommes pour finir les tranchées (fossés antichars). Je ne les ai pas vu faire mais quand on allait au jardin (sur les Mortas une pièce de terre et un verger situés sur l’actuel terrain de football), on les voyait avec ma mère et puis c’est tout, on ne traînait pas la journée. Le fossé avait côté parc un plan vertical et coté plaine un plan incliné. Il y avait des poteaux pour retenir la terre. Il y avait beaucoup de main d’oeuvre pour construire les blockhaus. Je ne les ai pas vu construire, mais dans le verger que nous avions avec ma mère route de Macquelines, il y avait des bétonneuses. C’était assez simple, ils mettaient un sac de  ciment et trois sacs de gravillons, ce n’était pas comme aujourd’hui ! Les soldats avaient installé une petite ligne de chemin de fer  (sans doute type Decauville) avec des wagonnets pour transporter les matériaux jusqu’au mur du parc où il y avait un blockhaus. Ce terrain était composé d’un carré de verger et d’un carré de terre. Des tétraèdres avaient également été installés dans la rue pour barrer l’accès.»

Témoignage recueilli en 2013.

TEMOIGNAGE DE René PENOT. Fils de Gaston, René est né le 25 avril 1931 à Betz. Il avait 9 ans au début des hostilités.

« Dès les derniers mois de 1939 en parallèle de la construction des casemates du secteur  de Betz-Macquelines, fut mis en place tout un dispositif en cas d’attaque allemande. Je me souviens qu’il y avait un vieux camion Berliet muni d’un groupe électrogène qui avait été installé à la grille du château (l’actuelle résidence du Roi du Maroc) en face la Mairie.

Tout près de là, à la jonction des routes de Bargny et de Crépy (au-dessus du calvaire) ; un char Renault FT17 était positionné à l’arrière du fossé anti-char qui reliait là les 2 routes. Après la campagne de juin 40, les Allemands l’ont récupéré et placé à la gare. Je me souviens que les enfants jouaient dedans !

Au même endroit (où se trouve le nouveau lotissement), l’Armée Française avait placé un projecteur de D.C.A. et une batterie de 75.Le projecteur éclairait jusqu’à Bargny et Antilly .Mais, ils n’avaient pas le droit d’allumer quand un avion allemand volait. Il y avait du matériel américain comme des détecteurs de son. Les mitrailleuses et le projecteur entraient en action ensemble.

Pour barrer les routes de Bargny et de Crépy (comme d’ailleurs toutes celles menant sur Betz) des barrages de tétraèdres avaient été placés et acheminés en train par la gare. Il y en avait deux à Macquelines, un dans Betz devant l’église (face à la pharmacie actuelle), un route d’Etavigny, un au blockhaus entre le collège et Macquelines. Des mines coupaient les routes.

Quant aux fossés anti-char qui couraient dans la plaine ; ils avaient sur un coté (le coté ami) un clayonnage fait avec des poteaux en bois pour éviter les éboulements. Ils ont été creusés par le 222ème Régiment Régional de Travailleurs (et le 217è RRT) ; des gars habillés en civil qui portaient juste un brassard. Ils abattaient des arbres, creusaient les fossés et construisaient les casemates. Ces fossés ont été nivelés en 1945-1946.

Je me souviens aussi qu’à l’emplacement du 1er terrain de football qui jouxte le collège, il y avait un blockhaus camouflé en meule de foin et dans le mur du château ; un créneau de tir ainsi qu’une plate-forme pour canon. A Macquelines, dans un bois de pommiers, en lisière de la plaine, se tenait un canon (de marine) fixé sur une « juppe » (affût) sur rotule. Des éléments venus de Belgique y étaient positionnés. Ce sont les Allemands qui l’ont embarqué. Pas très loin, dans le Bois des Ecoles, en descendant la Grivette, un appentis servait aux soldats pour faire la cuisine. C’est tout ce dont je me souviens car l’autorité militaire a proclamé l’Evacuation et je suis parti. Je n’ai donc pas beaucoup vu ces soldats français. »

L'Equipe AEC

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 10:06
Cheyenne, ancienne élève de l’AEC nous présente son premier roman : « Nouvelle Ere »
Cheyenne, ancienne élève de l’AEC nous présente son premier roman : « Nouvelle Ere »

C’est avec fierté que nous accueillons ce jeudi 25 mars, Cheyenne Ionescu au collège pour la présentation de son premier livre intitulé « Nouvelle ère » auprès du groupe d’élèves du Défi Lecture. Un retour sur les lieux mêmes où Cheyenne fut, il y a peu d’années, collégienne.

Le Défi Lecture : -Cheyenne, peux-tu te présenter aux élèves ?

-Cheyenne : Je m’appelle Cheyenne IONESCU, je suis ancienne élève du collège Marcel Pagnol où j’ai participé au club Lecture, ainsi qu’à l’AEC « Archéo-Blockhaus », puis j’ai fait une filière scientifique au lycée Jean Monnet de Crépy, où j’ai eu mon Bac S. Ensuite, j’ai fait une école de Psychologie à Amiens et une fois mes études finies, je me suis dirigée vers l’Animation. Je suis originaire de Bouillancy.

D.L. : Quel est ton objectif ?

C. : Justement, pouvoir écrire de petites histoires que je puisse animer moi-même, ou travailler sur des projets d’autres personnes, des animations destinées aux adultes comme aux enfants.

D.L. : Ton livre, dont tu vas nous parler, sera-t-il par la suite animé ?

C. : Depuis mes années-collège, j’écris des histoires que désormais je reprends et adapte avec l’objectif d’en tirer des animations. D’ailleurs, je réalise d’ores et déjà des vidéos, je double des personnages que j’écris, par exemple des petits lapins pour un autre public.

D.L : Parlons du livre. Quelle est la genèse de ce roman ?

C : C’est parti d’une idée, de quelques lignes puis d’un paragraphe. Et puis un jour, je suis retombée dessus des années plus tard et j’ai eu l’idée de continuer le récit, de lui donner un sens et toute une histoire derrière. Puis, lorsque j’étais en Psycho à l’université, ça m’a donné l’idée de développer l’aspect psychologique des personnages et des thématiques scientifiques car j’adore Jules Verne, un auteur passionné par la science. Ainsi, je voulais découvrir divers univers, aussi bien en Médecine ou  en Psychologie.

D.L. : Concrètement, comment s’est déroulée la création de ton livre ?

C : J’ai commencé à l’écrire lors de ma 2ème année de Psycho. J’ai mis deux ans pour l’écrire. Il fait 160 pages. Puis, j’ai essayé de le publier et des maisons d’édition ont accepté, mais je n’en avais pas les moyens financiers. Du coup, j’ai décidé d’opter pour l’autoédition. Heureusement, de nombreuses personnes m’ont aidé pour la correction du livre, dont une qui m’a encouragé. Ensuite, j’ai longtemps cherché un imprimeur et j’ai trouvé une plate-forme d’édition libre. Malheureusement, beaucoup de personnes voulaient un exemplaire papier. J’ai fini par trouver un imprimeur dans mes prix et j’en ai sorti 50. C’est un investissement financier, mais ça valait le coup pour me faire connaître et réaliser d’autres projets, comme mes vidéos et mes doublages qui nécessitent du matériel. Pour pouvoir le vendre, j’ai fait pas mal de boutiques et j’ai essuyé de nombreux refus du fait de l’autoédition et, enfin, j’ai trouvé à le distribuer au Plessis-Belleville.

D.L. : Quel est le sujet de ton roman ?

C : C’est l’histoire d’une scientifique, Katie, qui va chercher un remède pour soigner des gens atteints d’une maladie qui se propage au sein d’une sphère et ce, après une guerre qui a réduit à néant le monde dans lequel il ne reste que très peu de survivants. Ce sont ces survivants qui ont décidé de construire cette sphère. Kathy tombe sur des dossiers qu’elle n’aurait pas dû voir et va être envoyée sur une île hors de la sphère où elle rencontre d’autres personnes comme elle, envoyées là pour mourir, une sorte de prison. Elle va essayer de comprendre pourquoi ils sont là, pourquoi elle est là. Elle y découvre des pratiques cannibales à la suite d’une mutation génétique. C’est un livre qui veut montrer la nature humaine, l’atrocité des guerres, mais aussi l’importance de l’Homme et de la Nature. Je voulais montrer que les guerres, la destruction de la nature par l’Homme le fait courir à sa perte. Ce thème me tenait à cœur.

D.L. : C’est quand même un constat pessimiste sur la nature humaine, non ?

C : Cela dépend des personnages, ils ont des visions du monde différentes. Je voulais montrer que l’Humanité est capable de beaucoup si elle est solidaire. Il y a aussi de l’optimisme. Et du coup un message d’entraide.

D.L. : Les événements actuels marqués par la pandémie de la Covid-19 t’ont-ils inspiré ? Ou ton livre est une prémonition ?

C : Non, pas du tout, j’avais fini de l’écrire lorsque la Covid-19 est apparue. D’ailleurs, de nombreuses personnes m’ont alors posé la question.

D.L. On y pense forcément. Tu parles de « Nouvelle ère », lorsqu’on évoque un monde ancien et un monde nouveau. Par ailleurs, les thèmes que tu abordes sont ceux d’aujourd’hui, non ? La guerre, la pollution, réchauffement climatique etc...

C : Pour ce qui est de la pandémie, c’est le fruit du hasard, mais les thèmes que j’aborde sont contemporains. De plus, je reste influencée par la Seconde Guerre Mondiale et la capacité de l’Homme à vouloir toujours faire la guerre.

D.L. : On a l’impression dans ton livre que la science et la nature sont elles aussi porteuses d’optimisme. Le penses-tu ?

C : Oui, bien sûr, mais concernant la science et la technologie, il faut y prêter attention, ne pas en abuser mais les utiliser à bon escient.

D.L. : Pourquoi avoir choisi la dystopie comme genre littéraire ?

C : C’est un genre que j’adore, que je lis. J’aime beaucoup une youtubeuse qui fait des vidéos dystopiques, j’aime son univers. Je n’aime pas montrer que tout est rose.

D.L. : As-tu des références littéraires ou autres ?

C : Littéraires, finalement assez peu, cinématographiques oui, mais je suis assez peu influencée par des œuvres déjà existantes. En revanche, je suis influencée par des atmosphères, des décors futuristes par exemple. J’ai adoré le livre d’Elisabeth LaBan « Sujet : Tragédie ». Au collège, je n’étais pas une grande lectrice, mais c’est une professeure de Français, Mme Rousseau qui, par les livres qu’elle nous donnait à lire, a révélé mon intérêt pour la lecture : Bram Stocker, Jules Verne etc… et l’écriture.

D.L. : Es-tu quelqu’un plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?

C : Ça dépend. Je crois en l’Humanité, mais les individus qui la forment, n’ont pas toujours de bonnes intentions. C’est contrasté.

D.L. : On imagine que tes études t’ont influencé.

C : Oui, en psychologie, l’idée que l’on ne peut réellement soigner les patients m’a choqué, l’idée de la rechute. Ne pas pouvoir soigner, mais juste apporter un mieux-être, ne me suffit pas. Ça n’aide pas à être optimiste !

D.L. : Y aura-t-il une suite à « Nouvelle ère » ?

C : Oui, mais ce n’est qu’à l’état de gestation, ça mûrit. Une rébellion va avoir lieu dans la sphère contre le gouverneur véritable dictateur. On y retrouvera les héros de « Nouvelle ère ». En tout il y aura 4 tomes avec une nouvelle qui s’appellera « Sisyphe » qui reviendra aux origines de ce qui se passe dans « Nouvelle ère ».

Un grand merci à Cheyenne et un grand bravo de la part de toute l'équipe du collège Marcel Pagnol de Betz et en particulier du Défi Lecture et de l'AEC. En attendant la suite...

Cheyenne, ancienne élève de l’AEC nous présente son premier roman : « Nouvelle Ere »
Retour aux sources...
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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 16:50

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 16:46
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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 15:42
Le tableau d'honneur après restauration.                                    Photo AEC

Le tableau d'honneur après restauration. Photo AEC

Il est des initiatives dont on se réjouit, celle qui, par exemple consiste à sauvegarder le petit patrimoine local. Une d'elle a été réalisée par la municipalité de Cuvergnon ces derniers mois. En effet, depuis des décennies un tableau d'honneur rendant hommage aux soldats de la commune Morts pour la France en 1914-1918, dormait dans un coin de l'église du village dissimulé sous une couverture. Le temps avait malheureusement fait son œuvre et, le petit monument était dans un triste état de délabrement. C'était sans compter sur l'intérêt que le Maire Yann Leyris, porte pour l'histoire de sa commune et sur le talent de Jean-Marie Chapelon, adjoint à la Mairie pour sa restauration. Durant de longues semaines, M. Jean-Marie Chapelon a rendu son éclat au tableau, faisant réapparaître en lettres d'or les noms des soldats tués et en restaurant la sculpture de Poilu allongé qui sert de soubassement à l'œuvre. Les supports muraux ont été, quant à eux, réalisés par M.Eric Motte pour pouvoir l'exposer. Désormais, ce tableau a une nouvelle vie, exposé au regard du public et de la population de Cuvergnon dans la salle de délibération de la Mairie.

Un bel hommage aux Poilus de Cuvergnon et un magnifique travail de mémoire de la part de la Municipalité.

Félicitations et mention particulière à M.Jean-Marie Chapelon pour son travail.

L'Equipe AEC

Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon
Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon
Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon

Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon

Dorure des lettres par Jean-Marie Chapelon.

Dorure des lettres par Jean-Marie Chapelon.

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 19:16

Il y a deux jours, lundi 11 janvier 2021 M.Robert Leroux, personnalité bien connue à Mareuil Sur Ourcq, a fêté son centième anniversaire! L'AEC lui souhaite un joyeux anniversaire. Ancien directeur d'école à Mareuil, beaucoup se souviennent de son enseignement de longues années durant. L'école de Mareuil a été depuis baptisée, Ecole Robert Leroux. Historien, il a écrit l'histoire de la commune dans un ouvrage qui fait autorité. Infatigable chercheur, il continue à travailler sans relâche à l'histoire locale. Il y a quelques années, l'AEC avait invité Robert Leroux à animer une conférence sur ses souvenirs de jeunesse durant la Seconde Guerre Mondiale. Un souvenir pour les élèves d'alors et pour leurs enseignants qui apprirent beaucoup sur la période dans le Valois.

Pour tout ce que vous avez réalisé et ce que vous continuez à partager, un grand merci Monsieur Leroux. 

Nous vous souhaitons encore une fois un joyeux anniversaire.

L'Equipe AEC

Robert Leroux au collège de Betz en 2016 et son ouvrage consacré à l'histoire de Mareuil Sur Ourcq
Robert Leroux au collège de Betz en 2016 et son ouvrage consacré à l'histoire de Mareuil Sur Ourcq

Robert Leroux au collège de Betz en 2016 et son ouvrage consacré à l'histoire de Mareuil Sur Ourcq

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 11:14

C'est avec tristesse que nous avons appris la disparition de Mme Chantal HAMELIN survenue fin septembre 2020 à l'âge de 97 ans, une personnalité bien connue dans le Valois et en particulier à Antilly où elle a vécu des décennies durant à la ferme de la Clergie. Chantal Hamelin était aussi historienne. Amoureuse de son village, elle y a consacré de nombreuses recherches et des publications dans le cadre de la collection "Mémoires de nos villages" éditée par le Foyer Rural de Betz:

-Antilly: une étude historique et patrimoniale de la commune écrite en 1992, rééditée en 2010

-Antilly: Histoire de la betterave à sucre et de la râperie, 1982.

-Antilly: L'Evacuation, Souvenirs de ceux qui l'ont vécue..."

L'AEC a voulu lui rendre hommage en abordant le sujet de l'Exode qu'elle a si bien traité dans son ouvrage "L'Evacuation" racontant le départ son village sur les routes de l'Exode en mai, puis juin 1940. On y retrouve tous les habitants d'Antilly de l'époque participant aux différents convois, les contraintes du voyage, l'itinéraire choisi... Un parfait exemple d'histoire locale sur lequel, l'AEC s'appuie pour étudier la question. 

On ne remerciera jamais assez Chantal Hamelin pour sa contribution à l'histoire du Valois.

L'Equipe AEC

Hommage à Mme Chantal HAMELIN
Hommage à Mme Chantal HAMELIN
Hommage à Mme Chantal HAMELIN
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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 10:55

En 1940, par deux fois , en mai puis en juin , les habitants du Valois, répondant aux injonctions préfectorales, ont du, comme en 1914, et en 1918 quitter leur village face à l'invasion brutale de l'armée allemande. Pour rendre hommage à ces populations désemparées, apeurées, ne sachant précisément où aller, fuyant les bombardements, les élèves se sont mis dans la peau de personnes en situation d'évacuation et ont rédigé des textes mettant en scène l'Exode. Nous proposerons les meilleures productions dans les prochains articles. D'ores et déjà, on peut dire que c'est une réussite, ils ont su contextualiser l'événement, mettre dans leur récit les émotions et les sentiments qu'ont éprouvés les acteurs de l'Exode. Du bon travail, récompensé par la diffusion du film de C.Carion: "En Mai, fais ce qu'il te plaît" qui a permis aux élèves de voir une interprétation cinématographique du sujet. De plus, ils ont pu avoir accès à de vrais témoignages oraux de personnes ayant vécu l'Exode de 1940 dans le Valois recueillis localement. Ils ont pu découvrir aussi que l'Exode est très souvent une conséquence des guerres, un phénomène malheureusement récurrent et intemporel, mais une source d'inspiration artistique. En témoigne l'oeuvre de J.Thépault. (voir le lien ci-dessous).

L'Equipe AEC

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  • : Le blog de l'AEC"Archéo-Blockhaus" du collège de Betz
  • : Ce blog a pour but de présenter les travaux effectués par un groupe d'élèves volontaires de 3e participant à une Action Educative et Culturelle (AEC) autour de la ligne Chauvineau et plus largement dans le Valois
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