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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 20:15
L'AEC rend hommage à François DARGENT, résistant marollais. 2ème partie.

Marolles, le 18 juin 2022.

C'est par une matinée caniculaire que certains élèves de l'AEC se sont retrouvés à Marolles pour finaliser l'hommage rendu le 15 mai dernier au Mont-Valérien. En effet, à l'invitation de M.Provost, maire de Marolles, une cérémonie a été organisé au cimetière communal devant le monument aux morts où, une plaque a été dévoilée. Orchestrée par Marie-Christine et Jean-Michel Clamour, conseillers et historiens, cette cérémonie émouvante a rassemblé un public attentif ayant bravé la chaleur pour écouter un discours introductif de Monsieur le Maire d'abord, puis un texte retraçant la vie de François Dargent lu par Marie-Christine Clamour. L'émotion était palpable dans l'auditoire et en particulier dans les yeux de M. Dargent (fils de François) et de son épouse venus spécialement pour l'occasion. Après un dépôt de gerbe par des enfants marollais, une minute de silence et la Marseillaise, les élèves de l'AEC ont fait lecture de l'Appel du Juin du général De Gaulle. Un moment particulièrement apprécié qui précéda le Chant des Partisans. Parmi le public qui s'est déplacé, on reconnut quelques marollais, des membres de l'Association Histoire et Archéologie de Nanteuil-le-Haudouin, des parents d'élèves de l'AEC qui ont pu se rafraîchir après la cérémonie et échanger le temps d'un verre de l'Amitié offert par la municipalité et visiter une exposition sur François Dargent et les camarades fusillés au Mont-Valérien.

Une commémoration qui a réparé un oubli, en ajoutant pour l'éternité le nom de François Dargent, natif de Marolles sur le monument aux morts de la commune.

Un grand merci à M.Provost pour son invitation, ainsi qu'à Marie-Christine et Jean-Michel Clamour pour leurs recherches, pour l'organisation de la cérémonie et leur implication dans la vie mémorielle de Marolles depuis plusieurs années.

Un grand merci aux élèves: Ronan, Cloé, Théo, Laïs, Amaia et aux lycéens ex-AEC: Léa et Mael. Ainsi qu'à Mme Wargnier et J.Noël Wallemacq pour les photos.

L'Equipe AEC

L'AEC rend hommage à François DARGENT, résistant marollais. 2ème partie.
L'AEC rend hommage à François DARGENT, résistant marollais. 2ème partie.
François Dargent. Coll. privée
François Dargent. Coll. privée

François Dargent. Coll. privée

François DARGENT

Né le 29 janvier 1920 à Marolles (Oise). Fils de Jean Camille Dargent et de Marie Louise Morlet, ouvrière agricole, François Morlet fut reconnu par Jean Camille Dargent le 30 janvier 1924 en la mairie du XVIIIème  arr. de Paris. Adulte, il est domicilié à Illiers (Eure-et-Loir), où il exerce la profession de charcutier. Il se marie le 12 octobre 1940 avec Andrée Jeanne Roucheray. Ils auront deux enfants nés en 1940 et 1942.

Il s’évade après trois mois de travail en Allemagne et rejoint alors la Résistance à Chartres. En décembre 1943 et janvier 1944, alors que les FTPF du secteur sont décimés par la répression de l’occupant et de l’administration de Vichy, la Gestapo vient l’arrêter à son domicile et menace son épouse de prendre leur fils aîné à sa place, puisqu’il ne le trouve pas. Pour sauver son fils, François Dargent se livre alors aux autorités.

Le 17 novembre 1943 à Chartres (Eure-et-Loir), il est condamné pour sabotage et comme réfractaire au STO, puis interné à Fresnes. Il est condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Paris le 15 mars 1944 et fusillé le 30 mars au Mont-Valérien avec quatre autres résistants de sa commune. Leurs noms sont cités dans le livre du colonel Rémy : « Comment meurt un réseau ».

Sources : Robert Dargent, Thierry Abran, Marie-Christine Clamour

Robert Dargent, fils de François très ému par l'hommage fait à son père.
Robert Dargent, fils de François très ému par l'hommage fait à son père.
Robert Dargent, fils de François très ému par l'hommage fait à son père.

Robert Dargent, fils de François très ému par l'hommage fait à son père.

La lecture de l'Appel du 18 Juin par les élèves de l'AEC. Mael impressionne par ses accents gaulliens! Une performance! :)
La lecture de l'Appel du 18 Juin par les élèves de l'AEC. Mael impressionne par ses accents gaulliens! Une performance! :)
La lecture de l'Appel du 18 Juin par les élèves de l'AEC. Mael impressionne par ses accents gaulliens! Une performance! :)
La lecture de l'Appel du 18 Juin par les élèves de l'AEC. Mael impressionne par ses accents gaulliens! Une performance! :)

La lecture de l'Appel du 18 Juin par les élèves de l'AEC. Mael impressionne par ses accents gaulliens! Une performance! :)

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 16:34

Ce n'est pas si souvent que l'AEC est de sortie le 8 mai. Cette année, à l'invitation de Mme Gibert, maire de Réez Fosse -Martin, quelques élèves et leurs parents ont répondu présents pour assister à la commémoration. Une première dans cette commune. Réunis devant le monument aux morts à 11h30, les élèves, rejoints par Mme Wargnier, M.Abran et M.Roussel, ont pu se familiariser avec le protocole de circonstance: levée des drapeaux, discours du ministre lu par Madame le Maire, discours de M.Geurts, représentant les Anciens Combattants, minute de silence, Marseillaise. Ils ont pu aussi remarquer l'originalité du monument. En effet, il s'agit d'une plaque apposée sur un calvaire. Un étonnant mélange des genre, quand le patriotique et le religieux se mêlent... Une rareté! Ce monument ayant d'ailleurs été restauré, un nom de soldat a, pour l'occasion été ajouté. En effet, l'Association Histoire et Archéologie de Nanteuil-le-Haudouin a retrouvé (par le biais de Vincent Bartier, un de ses membres) l'existence d'un soldat oublié. . La chose est aujourd'hui réparée. Il s'agit de Louis Augustin MONTIER  dont Mme Gibert a relaté le parcours. La cérémonie, simple et chalereuse s'est terminée par un verre de l'amitié sur l'esplanade même du monument.

Un grand merci à Dominique Gibert pour l'invitation, aux parents et aux élèves motivés. A Mme Wargnier et M.Roussel pour leur investissement.

L'Equipe AEC

L'AEC commémore le 8 mai à Fosse-Martin.
L'AEC commémore le 8 mai à Fosse-Martin.
L'AEC commémore le 8 mai à Fosse-Martin.
L'AEC commémore le 8 mai à Fosse-Martin.
Cloé, Ronan, Matthias et Théo ont bravé la grasse matinée pour commémorer. Bravo à eux!

Cloé, Ronan, Matthias et Théo ont bravé la grasse matinée pour commémorer. Bravo à eux!

Résumé du parcours de Louis Augustin Montier à partir de sa fiche "Mémoire des Hommes"
Résumé du parcours de Louis Augustin Montier à partir de sa fiche "Mémoire des Hommes"

Résumé du parcours de Louis Augustin Montier à partir de sa fiche "Mémoire des Hommes"

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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 17:57

Pour clore le cycle mémoriel de l'Armistice, les élèves ont, vendredi 12 novembre, rendu hommage aux Poilus du canton. Chaque élève a choisi un soldat sur la liste des "Morts pour la France" inscrite sur le monument aux morts de sa commune. Ainsi, à travers ce soldat, il s'agissait d'honorer tous les Poilus de la région. Au préalable, les élèves avaient fait en classe des recherches sur les sites dédiés (Mémorial Genweb, Mémoire des Hommes, recensement en ligne), puis avec les informations collectées, ils ont écrit une mini biographie du soldat qu'ils ont pu lire. Après avoir pavoisé le forum du collège, à tour de rôle, les élèves ont lire leur texte devant l'ensemble des délégués de classe, les personnels et devant M.Variniac le nouveau principal du collège, qui n'a pas manqué de féliciter le groupe. Une minute de silence acheva la cérémonie.

Cette année, les élèves ont voulu que les noms des soldats inscrits aux monuments aux morts ne soient pas uniquement des noms égrenés lors des cérémonies, mais signifier que derrière chaque nom, il y a un jeune hommes de leur village dont la vie a été brisée, une famille endeuillée et une commune meurtrie.

Une fois encore, un grand bravo et un grand merci aux élèves de l'AEC pour leur implication dans la vie du collège, de la commune et du canton.

L'Equipe AEC

Derniers conseils avant la cérémonie.
Derniers conseils avant la cérémonie.

Derniers conseils avant la cérémonie.

Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC
Galerie de portraits. Photos AEC

Galerie de portraits. Photos AEC

Les personnalités présentes...

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 21:00

C'est par une matinée fraîche et ensoleillée de commémorations que les élèves de l'AEC se sont rendus ce matin du 11 novembre au monument aux morts de Betz pour un hommage en marge de la cérémonie de l'Armistice. En effet, dans le courant du premier semestre 2021, un nom a été ajouté sur le flanc du monument à l'initiative de l'AEC. Il s'agit de celui de Maurice Pusset, soldat de la Seconde Guerre Mondiale disparu en 1940 et qui faillit rejoindre la cohorte de ceux qui n'ont ni sépulture ni nom à honorer sur un monument. Aujourd'hui, cette injustice est réparée et, pour l'occasion, 7 élèves se sont portés volontaires pour faire une lecture publique retraçant l'itinéraire de ce natif de Betz. Le public était nombreux et pour l'occasion des anciens de l'AEC se sont joints à la promotion actuelle. Une belle preuve de fidélité. Léa, Yanis, Kélyan, Amaïa, Laïs, Théo, Maël et Matt ont bravé la fraîcheur matinale pour évoquer Maurice Pusset. Un bel exemple d'implication citoyenne et de lien entre collège et lycée. Les écoliers d'Antilly, menés par Mme Rabussier se chargeant quant à eux du dépôt de gerbe avec l'approbation des porte-drapeaux et de Mme Dolléans, nouveau maire de Betz. S'ensuivit alors le traditionnel discours officiel et l'appel aux morts.

Voici le texte lu par les élèves.

Le défilé se met en route autour de l'église.      Photos AEC
Le défilé se met en route autour de l'église.      Photos AEC
Le défilé se met en route autour de l'église.      Photos AEC

Le défilé se met en route autour de l'église. Photos AEC

La lecture en public: un exercice pas si facile pour nos ados dont ils s'acquittent avec brio.
La lecture en public: un exercice pas si facile pour nos ados dont ils s'acquittent avec brio.
La lecture en public: un exercice pas si facile pour nos ados dont ils s'acquittent avec brio.

La lecture en public: un exercice pas si facile pour nos ados dont ils s'acquittent avec brio.

HOMMAGE A MAURICE PIERRE PUSSET (1916-1940)  « Mort pour la France »

Maurice Pierre PUSSET est né le 27 septembre 1916 à Betz, pendant la Première Guerre Mondiale. Nous n’avons que peu d’informations sur cette famille. Soldat au 106e régiment d’artillerie, il est porté disparu le 19 mai 1940 dans le hameau de Sainte Marguerite situé dans la commune de Bucy-le-Long à une dizaine de kilomètres à l’est de Soissons. Son décès n’est officialisé par le Tribunal de Grande Instance de Paris qu’en 1983. Il avait 23 ans au moment de sa disparition.

Maurice Pusset était le fils d’Emile Pusset et de Marguerite Camille Ricquier.
Son père a été tué durant la Grande Guerre. Celui-ci était sous-lieutenant au 36e régiment d’infanterie, classe 1901 du 2ème bureau de la Seine, c’était un Parisien qui était né le 17 novembre 1881 dans le 6ème Arrondissement. Ce père qu’il n’a pas connu, tomba « tué à l’ennemi » à Douaumont, dans la bataille de Verdun le 23 mai 1916 à l’âge de 35 ans, laissant derrière lui, une femme enceinte de 5 mois. En effet, le petit Maurice naquit 4 mois après le décès de son père à Betz. Curieusement, nous possédons plus d’informations concernant son père que sur lui.
Il semblerait qu’à cette date, la famille Pusset habitait à Pantin, mais les aléas de la guerre et la grossesse de Marguerite, poussèrent celle-ci à s’installer à Betz. Y avait-elle de la famille ? des connaissances ? En tout cas, c’est dans notre commune qu’elle donna le jour à Maurice.
Orphelin de père, Maurice était donc « pupille de la Nation ».
Sa dernière adresse était parisienne, puisqu’il demeurait au 3, rue Marcel Sembat dans le 18ème arrondissement. On sait qu’avant-guerre, en 1938, il vivait au 27, rue de la Py dans le quartier St Fargeau dans le 20ème arrondissement de Paris et exerçait le métier de dessinateur. Sa mère qui était institutrice et directrice d’école, est décédée peu après la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1946 à l’âge de 65 ans.
L’histoire de la famille Pusset est celle de nombre de familles françaises endeuillées par les deux guerres mondiales. Et il convient de rendre hommage à Marguerite que les 2 guerres ont privé de son mari d’abord et de son fils ensuite. Un destin tragique qui rappelle combien les civils ont payé aussi un lourd tribut à la guerre.

Aujourd’hui, nous rendons à Maurice les honneurs qui lui sont dus. Comme lui, nombreux sont encore les soldats des guerres mondiales à ne pas avoir leur nom sur un monument aux morts. Lorsqu’après la Seconde Guerre Mondiale, les noms des victimes de guerre furent ajoutés sur les flancs de ce monument, Maurice Pusset était officiellement disparu, ce qui lui interdit d’y avoir son nom gravé. Lorsque sa disparition fut commuée en « Mort pour la France » dans les années 1980, ce changement de statut passa inaperçu. Il faudra attendre les années 2010 pour que le Souvenir Français nous informe de l’existence de ce soldat, natif de Betz, mort au combat en 1940 et dont le nom ne figurait pas sur le monument. Après vérification et recherches, nous avons proposé à la Municipalité de Betz d’ajouter ce nom manquant comme nous l’avions déjà fait en 2015 pour le soldat Paul-Henri Lucet. Qu’elle en soit remerciée.
La commune de Betz n’oublie pas ses « Morts pour la France ». Sans la volonté des uns et des autres, sans l’intérêt porté à la mémoire de ceux qui ont péri pour que nous vivions, le souvenir de Maurice Pusset se serait effacé dans la nuit de l’oubli, n’ayant pas de sépulture. Désormais, son nom est associé à ses camarades d’infortune, cette génération sacrifiée de « Morts pour la France » et gravé dans la pierre pour l’éternité.

Les élèves de l’AEC « Archéo-Blockhaus » du collège de Betz.   11 novembre 2021.
 

L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
La traditionnelle photo de groupe prise par M.Roussel en présence de Mme Wargnier.

La traditionnelle photo de groupe prise par M.Roussel en présence de Mme Wargnier.

L'association "Vieilles pierres et culture" inaugure l'abri voyageurs restauré de l'ancienne gare de Betz.

Les participants à la cérémonie se dirigèrent ensuite vers l'ancienne gare de Betz où un autre événement les attendait. Il s'agissait, en effet, d'inaugurer la restauration achevé de l'abri pour voyageurs situé à l'arrière de la gare et réalisée par l'association "Vieilles Pierres et Culture". Pour l'occasion, les élèves ont lu à nouveau leur hommage à Maurice Pusset, tandis qu'un discours retraçait l'histoire des travaux. A la suite de ces lectures un verre de l'amitié était offert aux convives par M.et Mme de la Oliva, propriétaires de la Bodégare.

Une belle matinée à Betz que ce jeudi 11 novembre 2021

Un grand merci aux élèves et à leurs parents, à Mme Dolléans et à l'équipe municipale, à l'association "Vieilles Pierres et Culture" et à tous les Bessins présents, à M.et Mme de la Oliva pour leur accueil.

L'Equipe AEC dédie cette matinée à M. Marc Grandemange.

Coaching avant lecture... sous les oreilles attentives de la radio R.V.M.
Coaching avant lecture... sous les oreilles attentives de la radio R.V.M.

Coaching avant lecture... sous les oreilles attentives de la radio R.V.M.

L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
L'AEC rend hommage au soldat Maurice PUSSET (1916-1940)
Des membres de l'association "Vieilles Pierres et Culture" de Betz fiers du travail accompli.

Des membres de l'association "Vieilles Pierres et Culture" de Betz fiers du travail accompli.

Extraits du magazine communal "Vivre à Betz" n°35 janvier-février-mars 2022, p.11 et 12
Extraits du magazine communal "Vivre à Betz" n°35 janvier-février-mars 2022, p.11 et 12

Extraits du magazine communal "Vivre à Betz" n°35 janvier-février-mars 2022, p.11 et 12

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 20:59
Un 8 mai sans commémoration.

Ce 8 mai 2021 aurait du être commémoré à Betz par les élèves de l'AEC, mais les restrictions sanitaires encore en usage en ont décidé autrement. C'est dommage car cette année un beau projet a été initié par le collège en partenariat avec la municipalité de Betz autour de l'hommage rendu à un soldat natif de Betz. Mais, on n'en dira pas plus pour ne pas le dévoiler puisqu'il est d'ores et déjà prévu de le repousser au 11 Novembre prochain. Alors patience!... C'est donc la mort dans l'âme que les élèves de l'AEC, réduit à une demie-jauge de 8 participants, se sont contentés de hisser les couleurs en pavoisant le forum du collège selon une tradition désormais bien acquise. Le groupe a eu une pensée pour les camarades restés à la maison pour un enseignement à distance et bien sûr pour toutes les victimes de la Seconde Guerre Mondiale qui s'est terminée voilà maintenant 76 ans.

L'Equipe AEC

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 19:21

C'est désormais une tradition, chaque année, ce sont les élèves de l'AEC qui commémorent l'Armistice dans l'enceinte du collège. Bien sûr, l'événement n'avait pas la stature de la commémoration de l'an dernier pour les cent ans de l'Armistice, mais nos chers élèves ont relevé le défi d'une prestation orale publique devant la Direction du collège, leurs camarades délégués de classe et quelques enseignants. La cérémonie a eu lieu de 10h30 à 11h dans le forum. Après avoir pavoisé le forum et respecté une minute de silence, les élèves ont lu un texte sur l'année 1919. Leur recherche leur a permis de découvrir que 4 soldats inscrits sur les monuments aux morts de l'ex-canton de Betz sont morts en 1919. Preuve s'il en est que la guerre a tué bien après l'arrêt des combats du 11 Novembre 1918.

Un grand bravo à tous.

L'Equipe AEC

Le 12 Novembre au collège de Betz
Le 12 Novembre au collège de Betz
Le 12 Novembre au collège de Betz
Le 12 Novembre au collège de Betz

Discours prononcé par les élèves de l'AEC pour le 11 Novembre 2019 au collège.

Il y a cent ans en 1919, la Première Guerre Mondiale venait de se terminer et la signature du Traité de Versailles laissait espérer une paix durable. Déjà, dès l’Armistice signé le 11 Novembre 1918 en forêt de Compiègne, les canons s’étaient tus.

Les soldats rescapés de l’enfer des tranchées étaient presque tous rentrés dans leur foyer, sans joie, épuisés physiquement et moralement par 4 années de combat. Ils retrouvaient leur femme et leurs enfants, leur fiancée, leurs parents, leurs amis, leurs villages et leurs activités. Mais, rien ne sera plus comme avant, leur jeunesse, leur enthousiasme étaient restés là-bas sur le front des armées. D’autres, qui n’étaient pas encore démobilisés, s’impatientaient dans les casernes à l’idée de rentrer.

En cette année 1919, c’est une Europe meurtrie, comptant ses morts qui vit au milieu des décombres. Villes et villages du quart Nord-Est de la France ne sont que tas de ruines et de gravas. Il va falloir une sacrée dose de courage pour reconstruire tout ça. Les champs sont peu à peu nettoyés d’obus non éclatés, de mines, de pièges et autres tas de ferraille. Il faut vider la terre de cet océan de poison. Quant à la population, elle vit dans la famine et la précarité dans les régions dévastées et compte sur la solidarité du pays tout entier.

Et puis, il y avait la foule de ceux qui peuplaient les hôpitaux, les blessés, les invalides et autres « Gueules Cassées », les gazés, les amputés et tous ceux qui furent victimes de l’épidémie de la « grippe espagnole » qui fit tant de ravage à partir de 1918. Beaucoup meurent encore en cette année 1919, d’autres mourront encore tout au long des années 1920 des séquelles de la guerre.

Dans le canton de Betz, nous avons retrouvé la trace de 4 soldats décédés après la fin de la guerre, en tout cas après l’Armistice.

1 était originaire de Thury-en-Valois, 2 de Lévignen et 1 de Neufchelles. Ils s’appelaient :

-Lucien FARRANT, né à Thury-en-Valois. Il était canonnier au 138ème Régiment d’Artillerie Lourde et est mort à l’hôpital de Montigny-lès-Metz des suites de maladie. Il avait 21 ans.

-Ernest POMMIER, né aussi à Thury-en-Valois est mort le 27 Juillet 1919 des suite de l’explosion d’une mine allemande dans le Nord. Il avait 26 ans.

-Henri QUINTIN, né à Neufchelles est mort le 14 Février 1919 dans un hôpital des suites d’une maladie.

-Henri SUSSET, originaire de Lévignen, meurt le 22 Février 1919 dans un hôpital d’Amiens des suites d’une maladie contractée à la guerre. Il avait 21 ans.

A travers ces 4 Poilus, c’est à tous les oubliés des hôpitaux que nous rendons hommage et à tous ceux qui dont les souffrances se sont perpétuées au-delà de la fin de la guerre.

                                                                                                                L'Equipe AEC

Pour clore le sujet, un petit bonus: Tous les élèves de 3ème du collège Marcel Pagnol de Betz ont eu à écrire une "lettre de Poilu" dans le cadre des EPI comptant pour l'oral du Brevet. Parmi les meilleures productions, nous vous proposons celle de Kayna, élève de l'AEC qui a su mieux que quiconque se mettre dans les pas de Louis, soldat virtuel de la Grande Guerre, tout droit sorti de son imagination.  Bravo Kayna!

 

Lettre de Poilu écrite par Kayna Haddad élève de l'AEC
Lettre de Poilu écrite par Kayna Haddad élève de l'AEC

Lettre de Poilu écrite par Kayna Haddad élève de l'AEC

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 15:21

C'est par une matinée chaude et ensoleillée que quelques habitants de Betz sont venus à l'appel de la Municipalité pour commémorer le 75ème anniversaire de la Libération de la commune. Un petit comité regroupé autour de Simon et Anne-Marie NOWAKOWSKI derniers témoins oculaires de la libération de Betz et de Lévignen. Parmi la petite assistance, des habitants de longue date, amoureux de l'histoire de leur village qui, pour la circonstance n'ont pas hésité à apporter des documents relatifs à cet événement. Photos et commentaires sont alors échangés à l'ombre du grand mur de la ferme Brisset. La petite cérémonie peut alors commencer sous l'égide de Mme Ragaru et M.Gros, élus de la commune et de M.Pendéria porte-drapeau des Anciens Combattants. Simon Nowakowski, après lecture faite des noms des morts 1939-1945, a  raconté à l'assistance quelques épisodes fameux de la libération à laquelle il a assisté du haut de ses douze ans. Anne-Marie en fait autant, elle était au même moment à Lévignen où elle habitait. Dans son allocution, il n'oublia pas de dire combien le jeune Polonais qu'il était, doit à la France pour ses valeurs d'accueil et d'hospitalité. Des propos, qui, bien sûr, ont un écho important dans la société actuelle... La petite assemblée s'est retrouvée à la fin de la cérémonie, à la mairie (Rue de la Libération!) pour un verre de l'amitié et échanger encore sur cet événement symbole de liberté pour tout un village, tout un peuple.

Un grand merci à Simon et Anne-Marie Nowakowski pour leurs témoignages, à la Municipalité de Betz et aux participants.

L'Equipe AEC

Retrouvez sur ce blog l'interview réalisée par les élèves de l'AEC le 5 Mars 2017 "M.et Mme Nowakowski, deux enfants de Betz et de Lévignen durant la Seconde Guerre Mondiale" dans la rubrique: Témoignages.

 A suivre un extrait de l'article de la revue Hist&A sur la libération du canton de Betz...

28 Août 2019, BETZ commémore sa Libération.
28 Août 2019, BETZ commémore sa Libération.
28 Août 2019, BETZ commémore sa Libération.
28 Août 2019, BETZ commémore sa Libération.
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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 10:29
Il y a 75 ans...la Libération de BETZ

Mercredi 28 Août à 11h, venez commémorer la libération de Betz au monument aux morts. Une occasion pour les anciens de l'AEC de se retrouver autour d'un moment d'histoire et de convivialité.

Bonne fin de vacances et bonne rentrée à tous.

L'Equipe AEC

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 18:03

Dimanche 31 Mars 2019, La Ferté-Milon a commémoré le sacrifice de quatre Résistants de la région.

A l'initiative du groupe Histoire du "Club Jean Racine" et en particulier de Mme Marie-Christine CLAMOUR et de la municipalité, une matinée a été consacrée à rendre hommage à l'abbé René TOULOUSE, Roger LAURANCE, Gabriel HEBBE et André LANGE, arrêtés le 6 Juin 1944 et déportés à Buchenwald. C'est par une journée ensoleillée quasi estivale que la cérémonie a eu lieu, mobilisant un public nombreux. Celle-ci commença par une messe du souvenir à l'église St Nicolas en présence de l'évêque de Soissons, Mgr Renauld de Dinechin. Puis, le cortège s'est donné rendez-vous au presbytère, situé au 7, rue de la cité, au coeur de la ville. La cour était presque trop étroite pour accueillir tout le monde. C'est là, qu'a été inaugurée la plaque, qui sera par suite apposée sur le mur du presbytère. Religieux, Elus, Anciens Combattants, élèves du Lycée Professionnel Château-Potel et de l'école, milonais ou simples curieux, tous ont assisté à ce moment de recueillement intense sur les lieux mêmes de l'arrestation de l'abbé Toulouse. Les discours prononcés par Madame le Maire Céline Le Frère, puis par Madame Marie-Christine Clamour ont ému l'auditoire tout comme la lecture d'une lettre relatant les derniers instants de l'abbé écrite par un compagnon d'infortune. Moments poignants qui ne doivent pas faire oublier que la bête immonde peut ressurgir du bois et appellent à la vigilance. La cérémonie se termina par le Chant des Partisans et la chanson "Nuit et brouillard" interprêtée par Jean Ferrat, puis une Marseillaise entonnée par les écoliers milonais. Un vin d'honneur offert par le Club Jean Racine a permis d'échanger et de voir l'exposition sur les Résistants également créée par l'association.

L'AEC invitée, a répondu présente et nous remercions Maël d'être venu assister à ce beau moment commémoratif et à cette page d'Histoire.

Un grand bravo à tous les organisateurs de la cérémonie et en particulier à Marie-Christine Clamour dont l'engagement pour la mémoire de celles et ceux qui ont été les acteurs de l'histoire locale est sans faille.

L'Equipe AEC

LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS
LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS

Commémoration du 31 mars 2019.

Discours écrit et prononcé par Marie-Christine CLAMOUR

 

Ce 6 juin 1944, alors que sur la France soufflait un vent de Liberté,

ici, dans notre région, des hommes furent arrêtés.

 

         Tout commence à la tombée de la nuit. Pierre Bellemère, agriculteur à La Villeneuve-sous-Thury, Raoul Minouflet, boucher-charcutier à Mareuil-sur-Ourcq et Guy Lasnier, son commis, tous membres du réseau Libération-Nord tombent dans les filets de la Gestapo.  Accompagnée de soldats allemands et de dénonciateurs, celle-ci se rend rue de Meaux à La Ferté-Milon, pour arrêter Paul Castié, garagiste mais aussi chef local de ce réseau. Paul Castié et son fils Gérard s’enfuient et trouvent refuge chez des voisins et amis. Ce ne devait, malheureusement pas, être le cas pour ses compagnons de résistance : Gabriel Hebbe, André Lange, Roger Laurance et l’abbé René Toulouse.

 

         Les voitures stationnent devant le domicile de Gabriel Hebbe. La Gestapo ne lui laisse pas le temps de réagir, et l’arrête sans ménagement.

 

         Né en 1896 à Rouvres-en-Multien, Gabriel Hebbe est employé au chemin de fer. Lors de la Première Guerre mondiale, il est incorporé à l’âge de 19 ans dans un régiment d’infanterie. Il reçoit une citation en avril 1917 pour acte de bravoure. Avec son lieutenant et quelques hommes de son bataillon, il s’était emparé d’une tranchée ennemie. Blessé en 1918, il rentre à La Ferté-Milon où il reprend son poste au chemin de fer et occupera, par la suite, les fonctions d’appariteur. C’est à la demande de Paul Castié, qu’il intègre le réseau de  résistance avec un autre Milonais,  André Lange.

 

André Lange est né en 1892 à Saints en Seine-et-Marne. À la mobilisation de la Première guerre, il est incorporé au 60e régiment d’Artillerie. Il est blessé le 15 juillet 1918, à Baconnes dans la Marne. Il sera décoré de la croix de guerre avec cette citation :« Excellent soldat qui a pendant la nuit et la journée du 24 avril, sous un bombardement intense, assuré le service et le renouvellement des munitions ».

 

Dans les années 1930, il s’installe à La Ferté-Milon et devient le gérant du café-hôtel de la gare. Il rejoint ses camarades dans le réseau de résistance Libération-Nord. Lui aussi est arrêté à son domicile dans cette nuit du 6 au 7 juin, devant sa famille terrifiée.

         Puis la terrible rafle continue. Les voitures et leurs occupants s’arrêtent devant le presbytère. Ils viennent arrêter l’abbé René Toulouse.

 

         René Louis Toulouse est né à Saint-Quentin en 1887. Après des études ecclésiastiques, il est ordonné prêtre le 28 mars 1914. Quelques mois plus tard, lors de la mobilisation de la Première Guerre mondiale, il est incorporé dans un régiment d’infanterie. Il reçoit une citation pour son courage et sa dévotion en tant que brancardier. Il était un de ces hommes qui, pour toute arme, n’avaient que leur brassard à croix rouge. Après la guerre, il est nommé professeur à Saint-Joseph de Vervins, puis curé de Chevregny et par la suite curé de Mons-en-Laonnois, avant d’arriver ici, à La Ferté-Milon, en 1942. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il fait partie du réseau O.C.M. (organisation civile et militaire section Aisne). Il y entraîne  Roger Laurance, arrivé également en 1942 à La Ferté-Milon.

 

         Roger Laurance est né en 1906 à Montreuil. Il fait des études d’ingénieur agronome. Lors de la mobilisation du 2 septembre 1939, il est incorporé  dans un régiment d’artillerie et démobilisé en août 1940. Père de deux jeunes enfants, il décide de venir s’installer à La Ferté-Milon, en 1942, pour raisons familiales. Il est nommé au poste de directeur de la CARN (coopérative agricole). À son tour, il est arrêté sous le regard de sa jeune épouse et de ses jeunes fils effrayés par les cris et les bruits de bottes.

 

         Tous avaient un rôle bien précis dans la résistance. Ils étaient chargés de diffuser des tracts clandestins, de fournir des renseignements sur les mouvements des troupes allemandes, de repérer des terrains pour les parachutages d’armes et des caches pour le stockage de celles-ci et de participer au sauvetage, à l’hébergement et à l'évacuation d'aviateurs alliés. Ici même, où nous nous trouvons réunis, l’abbé Toulouse et Roger Laurance cachèrent, pendant une semaine, trois aviateurs anglais.

 

         C’est au petit matin du 7 juin, que tous ensemble, ils arrivent à la prison de Soissons où ils  restent jusqu’au 16 août, date à laquelle, ils sont dirigés sur le camp de Royallieu à Compiègne. Le lendemain 17 août, mêlés aux 1250 autres résistants détenus, ils sont embarqués dans des wagons à bestiaux en direction de l’Allemagne.

         Ce convoi, dans des conditions horribles et inhumaines, mettra quatre jours et quatre nuits pour atteindre sa destination finale : Buchenwald. Il sera le dernier train à atteindre ce lieu sinistre, le suivant sera stoppé par la résistance et des membres de la Croix-Rouge à Soissons. Voyage au bout de l’enfer, tous ces hommes pensaient l’avoir vécu…, il n’en était rien. Le pire était à venir. Ce qu’ils vont vivre par la suite sera encore plus horrible. Arrivés au camp, ils reçoivent un matricule, un numéro, à coudre sur leur vêtement de détenus, une tenue de bagnard. À partir de ce moment ils ne sont plus des hommes, mais des stücks, comme disent les SS, c’est-à-dire des morceaux, des pièces.

 

         Après un mois à Buchenwald, Roger Laurance, André Lange mais également Raoul Minouflet, Guy Lasnier et Pierre Bellemère sont envoyés dans le kommando de Neu-Stassfurt, situé à 125 km au nord de Buchenwald. Ils effectueront un travail forcé dans les mines de sel durant sept mois. Ce travail consistait à aménager les galeries et les salles des mines afin d’y installer une usine de fabrication d’avions junkers. À 460 mètres sous terre, elle était à l’abri des bombardements alliés. Dans ces kommandos, les conditions de vie pour les détenus se révélèrent extrêmement dures, les gardiens SS, véritables bourreaux  furent sans pitié.

 

         Fin octobre, à son tour, l’Abbé René Toulouse sera envoyé dans les mines de sel de Leau-Plömnitz, au sud de Bernburg, à 19km de Neu-Stassfurt. Il était astreint au même travail, dans des conditions semblables. Exténué par les coups, la malnutrition, le froid extrême et la maladie, il succombe le 23 novembre 1944. Son corps sera jeté dans une fosse commune, sans accompagnement, sans prière … rien !

 

         À Stassfurt, Roger Laurance succombera, lui aussi, suite aux mauvais traitements et au manque de nourriture, le 15 mars 1945, un mois avant la libération du camp par les alliés.

        

         Les troupes américaines et soviétiques étant sur le point de faire leur jonction à proximité de Stassfurt, les bourreaux SS évacuent le camp et poussent les déportés sur les routes sans aucun but précis. C’est ce que l’on a appelé par la suite « les Marches de la Mort ». Tout déporté qui ne pouvait faire un seul pas de plus, était abattu et laissé sur le bord de la route.

         Sur 400 Français au départ de cette marche, seuls 62 atteindront Annaberg où ils furent libérés par l’armée soviétique, le 8 mai 1945. André Lange, Raoul Minouflet, Guy Lasnier et Pierre Bellemère étaient parmi ces 62 survivants. Quel courage, quelle abnégation leur a-t-il fallu pour surmonter cette épreuve surhumaine.

 

         Gabriel Hebbe, resté au camp de Buchenwald, sera libéré à la mi-avril par l’armée américaine, bien secondée et renseignée par la résistance du camp.

 

          André Lange et Gabriel Hebbe rentreront à La Ferté-Milon dans le courant du mois de mai 1945 ... Mais dans un tel état de maigreur que leurs familles, qui les attendent sur le quai de la gare, ne les reconnaîtront pas immédiatement !

 

         La dépouille de Roger Laurance sera restituée à la demande de sa famille et rapatriée en France en juin 1945.

 

Celle de l’abbé Toulouse se trouve toujours en Allemagne, dans un ossuaire à Bernburg.

           

 

         Aujourd’hui, 75 ans après, la ville de La Ferté-Milon rend hommage à ses résistants. Hommage à ces hommes qui ont su dire NON à l’oppression nazie et qui se sont battus pour la grandeur de la France, pour la Liberté et surtout celle des générations futures.

 

« NE LES OUBLIONS JAMAIS. »

 

Je ne voudrais pas terminer, sans avoir une pensée pour la famille WEIL, arrêtée le 4 janvier 1944, à La Ferté-Milon, lors d’une rafle nationale ordonnée par les autorités d’occupation avec la collaboration du régime de Vichy. Ces six membres de cette famille française habitaient au 10 rue de la Cité, juste en face du presbytère. Après avoir été conduits à la prison de Château-Thierry, puis à Drancy, ils partirent, le 20 janvier 1944, par le convoi 66 pour Auschwitz, où ils furent tous exterminés. Leur seule faute…, être de confession juive.

 

Eux aussi, « Ne les oublions pas. »

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.
« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux » a écrit Victor Hugo.

Maël "reporter de la mémoire"

Maël "reporter de la mémoire"

LA FERTE-MILON REND HOMMAGE A SES RESISTANTS
Article de l'Union du 5 Avril 2019 consacré à la cérémonie.

Article de l'Union du 5 Avril 2019 consacré à la cérémonie.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 17:41
Flyer de la mairie de Villers St-Genest

Flyer de la mairie de Villers St-Genest

La commune de Villers-St-Genest organise une cérémonie à laquelle l'AEC participera en lisant des textes devant le monument inauguré pour cette occasion au cimetière de la commune. Il s'agira d'honorer les aviateurs anglo-canadiens tombés en 1944 sur la commune en présence des Anciens Combattants, des Elus et d'un des descendants de l'aviateur anglais R.Logan. 

Alors venez nombreux rendre hommage à ces hommes tombés pour notre liberté.

L'Equipe AEC

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