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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 15:42
Le tableau d'honneur après restauration.                                    Photo AEC

Le tableau d'honneur après restauration. Photo AEC

Il est des initiatives dont on se réjouit, celle qui, par exemple consiste à sauvegarder le petit patrimoine local. Une d'elle a été réalisée par la municipalité de Cuvergnon ces derniers mois. En effet, depuis des décennies un tableau d'honneur rendant hommage aux soldats de la commune Morts pour la France en 1914-1918, dormait dans un coin de l'église du village dissimulé sous une couverture. Le temps avait malheureusement fait son œuvre et, le petit monument était dans un triste état de délabrement. C'était sans compter sur l'intérêt que le Maire Yann Leyris, porte pour l'histoire de sa commune et sur le talent de Jean-Marie Chapelon, adjoint à la Mairie pour sa restauration. Durant de longues semaines, M. Jean-Marie Chapelon a rendu son éclat au tableau, faisant réapparaître en lettres d'or les noms des soldats tués et en restaurant la sculpture de Poilu allongé qui sert de soubassement à l'œuvre. Les supports muraux ont été, quant à eux, réalisés par M.Eric Motte pour pouvoir l'exposer. Désormais, ce tableau a une nouvelle vie, exposé au regard du public et de la population de Cuvergnon dans la salle de délibération de la Mairie.

Un bel hommage aux Poilus de Cuvergnon et un magnifique travail de mémoire de la part de la Municipalité.

Félicitations et mention particulière à M.Jean-Marie Chapelon pour son travail.

L'Equipe AEC

Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon
Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon
Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon

Quelques étapes de la restauration. Photos J-M. Chapelon

Dorure des lettres par Jean-Marie Chapelon.

Dorure des lettres par Jean-Marie Chapelon.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 17:25

Jeudi 18 Octobre après-midi, par une belle journée automnale ensoleillée, le groupe s'est rendu à Villeroy commune proche de Meaux au coeur de la Bataille de l'Ourcq. Une première sortie à laquelle tous les élèves ont répondu présents, accompagnés par leurs professeurs dans leur véhicule personnel.

Au programme de cette après-midi, la visite du monument Notre-Dame de la Marne à Barcy, un haut lieu de la bataille, puis à Villeroy, visite du petit musée Jacques BRAQUET 1914-1918. Là, le groupe était attendu par Daniel et Nathalie CLEMENT, éminents spécialistes de l'engagement marocain dans la bataille qui eut lieu autour de Villeroy les 4 et 5 Septembre 1914.Le groupe est alors divisé en deux. Alors que Daniel présente à l'étage du musée les collections concernant les Marocains et Charles Péguy (dont sa cantine et son képi) agrémentées de commentaires sur le déroulé des événements, Nathalie présente au rez-de-chaussée les collections d'objets protégés derrière les vitrines et fruit de longues prospections sur les différents théâtres d'opération par Philippe Braquet, passionné et initiateur du musée.Une collection qui n'a rien à envier au Musée de la Grande Guerre voisin et qui fait l'admiration du groupe.

Après la visite du musée, le groupe se met en marche pour le circuit Charles PEGUY, élaboré sur les traces des derniers instants de l'écrivain-soldat, tué dans les champs voisins le 5 Septembre. Nous voyons successivement le puits de Puisieux, la croix Charles Péguy et sa table d'orientation et enfin la Grande Tombe où nous retrouvons Philippe Braquet occupé par le tournage d'un reportage par une équipe de France 3.La visite se termine sur ce lieu de mémoire.

Un grand merci à Philippe, à Daniel et Nathalie pour leur accueil et leurs commentaires.

L'Equipe AEC

Barcy: le monument Notre-Dame de la Marne
Barcy: le monument Notre-Dame de la Marne

Barcy: le monument Notre-Dame de la Marne

SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
Hommage à l'écrivain Charles PEGUY
Hommage à l'écrivain Charles PEGUY
Hommage à l'écrivain Charles PEGUY

Hommage à l'écrivain Charles PEGUY

SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
Eléments de la collection du musée
Eléments de la collection du musée
Eléments de la collection du musée

Eléments de la collection du musée

SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
Le circuit Charles Péguy autour de Villeroy
Le circuit Charles Péguy autour de Villeroy
Le circuit Charles Péguy autour de Villeroy

Le circuit Charles Péguy autour de Villeroy

SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
A la croix-table d'orientationA la croix-table d'orientation
A la croix-table d'orientation

A la croix-table d'orientation

SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
SORTIE DE L'AEC à VILLEROY sur les trace de Charles Péguy
A la Grande Tombe où repose Charles Péguy.
A la Grande Tombe où repose Charles Péguy.
A la Grande Tombe où repose Charles Péguy.

A la Grande Tombe où repose Charles Péguy.

On dabe pour Charles Péguy et ses compagnons...
On dabe pour Charles Péguy et ses compagnons...

On dabe pour Charles Péguy et ses compagnons...

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 08:58

Cette année l'AEC fait des infidélités aux blockhaus de la Ligne Chauvineau. En effet, le choix d'un site de petit patrimoine s'est porté non sur un ouvrage militaire, comme c'est la tradition depuis 2007, mais sur celui d'un lavoir, et ce pour plusieurs raisons:

-La première étant la découverte d'un lavoir abandonné sur les bord de la Grivette à Macquelines qui offre à l'AEC un site très agréable, accessible facilement et proche du collège.

-La seconde est le lien tissé cette année entre l'AEC et le Club Théâtre du collège, auquel d'ailleurs participent bon nombre d'élèves de l'AEC. Le club animé par Mme Kouki travaille des saynètes ayant notamment pour cadre un lavoir, autour duquel des femmes (jouées par des filles) discutent de leur vie dans le contexte de la Grande Guerre, loin de leur mari mobilisé, confrontés aux conditions difficiles de l'arrière. Une occasion de raconter aux élèves une autre histoire que celle évoquée par les blockhaus, celles des femmes et de leur condition.

Ainsi, vendredi 6 Avril, la caravane de l'AEC a repris les chemins e campagne de la région de Betz avec un groupe d'élèves motivés et impatients de prendre les outils. Le printemps étant enfin au rendez-vous, c'est par un grand soleil que les élèves se sont rendus sur site. Le lavoir est agrémenté d'un puits donnant à l'ensemble un caché particulier. Au programme, dévégétaliser le lieu encombré de branchages et commencer à mettre à nu les murets, vider le lavoir de décennies de détritus, branchages accumulés. Un chantier interessant que les élèves n'ont pas tardé à réaliser au point qu'en une séance le travail a été quasiment fait.

Nous remercions chaleureusement le propriétaire des lieux M.Hamelin de permettre au groupe d'accéder au lavoir et de donner l'occasion aux élèves de connaître cette nouvelle page d'histoire locale.

L'Equipe AEC

L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
Les professeurs en plein effort, surveillent le chantier...
Les professeurs en plein effort, surveillent le chantier...

Les professeurs en plein effort, surveillent le chantier...

L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
L'AEC "ARCHEO-LAVOIR"
Petit moment de repos et de pose...
Petit moment de repos et de pose...

Petit moment de repos et de pose...

Et voilà le travail!
Et voilà le travail!

Et voilà le travail!

Le lavoir de Macquelines autrefois (photos des années 1980?) Coll. F.Deligny

Le lavoir de Macquelines autrefois (photos des années 1980?) Coll. F.Deligny

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 15:27

Peu à peu, les blockhaus deviennent des lieux de mémoire. Au fil du temps, ces carcasses échouées sur les plages suscitent l'intérêt des curieux et des bunkerarchéologues. Aujourd'hui, c'est le tourisme qui s'en empare et bien des sites s'ouvrent au public. C'est le cas à Ostende en Belgique où, à quelques centaines de mètres de la station flamande se trouve un site du Mur de l'Atlantique offert aux visiteurs. Ceux-ci suivent un circuit balisé et sécurisé dans les dunes qui les fait pérégriner d'un bloc bétonné à l'autre par des tunnels. Ils y découvrent des blockhaus réaménagés et armés tels qu'ils étaient dans les années 1942-1944, avec tout le matériel. Une reconstitution minutieuse très intéressante. Une visite qu'on ne saurait trop vous conseiller avant des moules-frites -bière bien méritées...

L'Equipe AEC

Reconstitutions des intérieurs: armurerie, chambrée...
Reconstitutions des intérieurs: armurerie, chambrée...

Reconstitutions des intérieurs: armurerie, chambrée...

Des obstacles de plage antidébarquement..

Des obstacles de plage antidébarquement..

RAVERSIJDE ATLANTIKWALL A OSTENDE: Le Mur de l'Atlantique objet touristique et patrimonial.
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 18:18
Dans le collège Berthelot au Mans (72)

Dans le collège Berthelot au Mans (72)

Ce n'est pas un rêve, mais une réalité qui, malheureusement n'est pas à Betz, mais au Mans dans la Sarthe. L'information nous est donnée par Mme DEVAUX qui fut professeur d'Histoire au collège Marcel Pagnol et qui encadra l'AEC il y a quelques années. Nous la remercions et en profitons pour la saluer amicalement.En tombant par hasard sur un article, elle ne put s'empêcher de penser à l'AEC. En effet dans le centre-ville du Mans se trouve le Collège Berthelot bien connu des Manceaux. Dans l'enceinte de l'établissement se trouve un bunker P.C.allemand construit en 1942. Depuis quelques années, sous la houlette de Hugo Soulet un passionné d'Histoire et de l'association aok-7 Le Mans qu'il a créee, le bunker a été remis en état et se visite.Laissons au site de l'association et le reportage de Ouest-France en lien le soin de nous faire découvrir le lieu, son histoire et celle du projet de restauration.

En tout cas félicitations à tous ceux qui ont permis la renaissance du bunker. C'est sûr ça fait rêver du coté de Betz!

L'Equipe AEC

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 08:54

Amoureux d'Histoire et de Patrimoine; voici Aquilon-Découvertes; une petite entreprise qui peut vous aider dans tout ce qui touche  aux recherches historiques et généalogiques, architecture et archéologie du bâti, visites de monuments dans le Valois.... Elle s'adresse aux particuliers comme aux collectivités locales. Aquilon; c'est nouveau, dynamique et d'une grande rigueur scientifique.

L'Equipe AEC

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:58

Deuxième série d'articles dédiée cette fois à la commune de THURY-EN-VALOIS que nous devons à Mme Colette KEMPENEERS. Il s'agit de différents sujets d'Histoire et de Patrimoine tels que la vie d'autrefois, les lavoirs, les puits, l'église, la chapelle et les jeux traditionnels, bref tout un petit patrimoine fragile à conserver ou à faire revivre.

Un grand merci à Mme Kempeneers.

L'Equipe AEC

ET SI ON PARLAIT DE THURY…

Dans leurs petites maisons au confort très sommaire, comment se déroulait la vie de tous les jours de nos anciens, au début des années 50. C’est ce que je vais essayer de vous conter aujourd’hui.

A cette époque, notre village comptait environ 300 habitants. Pratiquement tous les hommes travaillaient à la ferme. Il y en avait trois et chacune avait ses charretiers, ses bouviers, son berger et son vacher. Le travail se faisait au rythme des saisons et les machines agricoles de ce temps là s’appelaient : charrues, déchaumeuses, herses, rouleaux, faucheuses etc.

Le personnel était nombreux. On travaillait dur et longtemps, à partir de 14 ans pour la plupart et 6 jours sur 7. Quelques familles polonaises, arrivées avant la guerre, fournissaient également une main d’œuvre courageuse. Quant aux femmes, une fois les enfants scolarisés, beaucoup d’entre elles participaient aussi aux travaux des champs. A la moisson, ce sont elles qui effectuaient le ramassage des bottes de blé coupé par la faucheuse – lieuse. Elles les disposaient debout par petits tas pour les faire sécher. Ensuite les hommes se chargeaient de les placer l’une sur l’autre pour former une grosse meule et plus tard de les charrier jusqu’à la grange où la batteuse prenait le relais.

A la saison des betteraves, on retrouvait les femmes, courbées dans les champs, à manier une binette, d’abord pour les démarier puis pour maintenir le sol propre entre chaque racine. Et quand arrivait l’arrachage, on les revoyait, dans la brume du petit matin, avec entre les mains une fourche à deux longues dents qu’elles utilisaient avec dextérité. Tous ces travaux saisonniers étaient très pénibles et payés souvent à la tache.

D’autres femmes étaient employées à la ferme : pour le ménage, la cuisine ou la garde des enfants. Outre la boulangerie et la boucherie, Thury comptait aussi bon nombre d’artisans. Il y avait le maréchal-ferrant, le charron, le menuisier, le peintre, le bourrelier, le forgeron, le mécanicien agricole et vélo… (excusez-moi si j’en oublie !). La journée de travail terminée, tout ce petit monde se retrouvait dans l’un des quatre cafés – épiceries du village. On y buvait un « canon » ou une « chopine » entre copains ou l’hiver « une petite goutte » pour se réchauffer. De temps en temps, une épouse quelque peu contrariée de ne pas voir rentrer son « homme » venait le chercher et l’ambiance du bistrot se réchauffait de quelques éclats de voix ! On y jouait aux cartes ou aux fléchettes, mais la véritable institution c’était la fête communale.

Elle se déroulait le premier dimanche de juillet. Chaque famille recevait parents et amis le midi. Le repas était amélioré par rapport à l’ordinaire avec les incontournables tartes maison au dessert. Au milieu de l’après midi, la quasi-totalité de la population convergeait vers la place où étaient installés les manèges et les baraques foraines. Les adultes pouvaient profiter des balançoires : sorte de petites barques où l’un en face de l’autre, on se lançait le plus haut possible en riant aux éclats.

Il y avait les « pousse-pousse » : sièges accrochés au toit du manège par des filins et qui tourbillonnaient dans les airs sous les cris d’effroi des utilisateurs. Et puis pour les plus petits, on retrouvait le traditionnel manège de chevaux de bois, rutilant de couleurs et de musique.

Le soir, le bal se déroulait sous une grande tente de toile et jeunes ou moins jeunes oubliaient les fatigues de la semaine écoulée, au rythme des valses, javas, tangos et des airs à la mode. Le lundi était chômé et tout le monde profitait à nouveau des manèges. Le soir, il y avait encore bal mais il se terminait moins tard parce que le lendemain, il fallait se lever tôt pour aller au boulot.

Et comme à la belle saison tous les villages aux alentours organisaient aussi leur fête, on voyait presque tous les dimanches des groupes de jeunes gens partir à pied ou à bicyclette ; avec pour les garçons l’espoir d’obtenir un premier baiser de la jeune fille qu’ils convoitaient.

Pour le 14 juillet, l’après- midi, on s’amusait avec toutes sortes de jeux. Les hommes (ou les femmes) faisaient un concours de tir à la corde ou de course en sac. Je me souviens aussi de tartines de confiture, accrochées à une corde tendue entre deux arbres, que chaque participant devait avaler le plus rapidement possible mais les yeux bandés et les mains derrière le dos, ce qui compliquait la tâche ! le soir, c’était le défilé des lampions précédé de la fanfare formée par les pompiers de Thury. Puis à la nuit tombée, le feu d’artifice était tiré devant la mairie.

Force est de constater que, si les moments de loisirs étaient comptés, c’était surtout les hommes qui en profitaient pleinement. Les familles étaient nombreuses et bien des femmes devaient, en plus du repas dominical, faire un peu de lessive ou de repassage le dimanche. Leur seule sortie était souvent d’aller au cimetière sur la tombe des proches ou quelquefois au cinéma, quand une séance était organisée dans un des cafés.

Et les soirées me direz-vous ? En 1950, dès la dernière bouchée avalée, toute la famille ne se retrouvait pas devant le poste de télé puisqu’il n’y en avait pas ! Mais un imposant poste de radio, appelé TSF, trônait dans la pièce principale et on suivait religieusement les aventures de la « famille Duraton » ainsi que celles de nos deux compères de « sur le banc ». Lorsque la température était clémente, chacun s’asseyait devant sa porte et on entamait d’interminables discussions avec les voisins.

Plus d’un demi-siècle plus tard, tout a profondément évolué. Les ouvriers de la ferme ont été remplacés par d’imposantes machines. La mobylette puis la voiture ont permis de s’affranchir des kilomètres. La télévision a rendu les gens plus casaniers et les nombreux cafés de Thury, dont le rôle social était d’être un lieu de rendez-vous, ont fermé les uns après les autres.

La vie était-elle plus agréable en 1950 qu’elle ne l’est aujourd’hui ? Sur cette épineuse question, chacun a un avis bien tranché et c’est la raison pour laquelle je me garderai bien de donner ma réponse !

Colette KEMPENEERS

Conseillère Municipale

LES LAVOIRS

Continuons notre promenade dans le Thury « d’hier » et intéressons nous aujourd’hui aux lavoirs.

Sur notre commune, il y en avait trois dont deux sur les différentes mares. Sur chacune, une petite construction en tôles, pans de bois et planches avait été construite pour permettre aux femmes du village de venir faire leur lessive au bord de l’eau. Un emplacement en pierres inclinées était aménagé pour qu’elles puisent laver le linge, souvent en se servant d’une planche et d’une brosse de chiendent.

Les trois cartes postales anciennes ci-contre nous montrent ces trois lavoirs : la 1ère, celui de la mare de la rue de Crépy. La 2ème, celui de la mare, aujourd’hui disparue pour faire place aux constructions, qui se trouvait au bout de la grand’rue et la 3ème nous offre cette jolie vue du lavoir situé au bord du chemin des vaches (route de Boullarre actuelle). C’est là, au lavoir communal, bâti sur une source près de la Grivette, que se rendaient la plupart des lavandières.

Les lavoirs étaient fréquentés régulièrement pour les petites lessives mais en général, 2 fois par an, au printemps ou à l’automne pour les grandes lessives (les draps).

Avec sa brouette, se rendre au lavoir était une réelle équipée ! Agenouillée dans sa boite en bois, rembourrée de paille de seigle et appelée « barrot », la position de la lavandière était fatigante pour le dos, les genoux et la nuque. Elle jetait le linge dans l’eau, le tordait en le pliant plusieurs fois, les mains gelées, engourdies par le froid à la mauvaise saison, le tapait avec un battoir en bois afin de l’essorer le plus possible. La lessive terminée, elle prenait le chemin du retour, la brouette pleine de linge propre mais alourdie par le poids de l’eau.

C’est à la fin du XVIIIème siècle que les premiers lavoirs furent construits en France, ceci pour enrayer certaines épidémies et dans un besoin croissant d’hygiène.

Les lavoirs ont eu une importante fonction sociale. Ils constituaient un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir. Cette activité de nettoyage du linge était très difficile physiquement, aussi le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable. Les lavandières pouvaient discuter entre elles, plaisanter, chanter et même des conflits surgissaient parfois !

Aujourd’hui, dans notre village, tous les lavoirs ont disparu. Cependant, près des anciennes cressonnières du bas de Grivette, dans un bâtiment situé sur un terrain privé, on découvre un bassin rectangulaire, alimenté par une source, avec tout ce qui rappelle les lavoirs d’antan… Le fond pavé, l’entourage en pierre, une eau limpide, les grosses poutres qui soutiennent la toiture… Espérons que ce lieu préservé résistera au temps qui passe !

Revenons à Thury où, à la construction du château d’eau en 1932, un local jouxtant celui-ci fût aménagé afin de permettre aux habitantes de profiter d’une cuve en béton, possédant 2 bacs : un pour le lavage, un pour le rinçage. C’est le garde champêtre qui était chargé de renouveler l’eau toutes les semaines.

En France, les lavoirs furent abandonnés petit à petit pour laisser place, dans les années 1950 – 1960, à la machine à laver. Ils évoquent le souvenir d’une époque révolue et nous rappellent le dur labeur de nos grand-mères, ces femmes qui travaillaient souvent dans les champs et avaient de grandes familles… Rendons leur hommage.

Merci à Denise RENARD et Jacqueline BIER ainsi qu’à Marc CHÉRON pour leur fructueuse collaboration.

Colette KEMPENEERS

Conseillère Municipale

LES PUITS

Aujourd’hui prenons la route des puits, autres symboles de notre petit patrimoine rural.

L’eau n’a pas toujours coulé du robinet et bien souvent les habitations s’élevaient aux endroits où elle était présente. Il fallait un point d’eau pour subvenir aux besoins de la vie quotidienne.

Mais pourquoi un puits à cet endroit là et comment était-il construit ?

Tout d’abord le sourcier, à l’aide de ses baguettes de coudrier, trouvait le point propice. Le puisatier creusait alors un trou vertical jusqu’à la nappe d’eau, alimentée par une source et les pluies. Il piochait au fond du trou, rassemblait la terre dans un seau qui était remonté à la surface par son équipier, à l’aide d’une corde. La largeur du puits devait donc être assez importante pour que l’homme puisse y travailler. Ensuite, il fallait bâtir la gaine du puits entre le niveau de l’eau et la margelle avec des pierres, elles aussi descendues avec un seau ou une corde pour les plus grosse ! la profondeur creusée et maçonnée était en général entre 10 et 20 mètres.

Mais parlons de nos puits :

Dans notre village, on en comptait six. Les deux cartes postales ci-dessous nous montrent celui qui se trouvait au coin de la rue de l’église et de la grande rue ainsi que celui de l’angle des rues de La Villeneuve et de la mare noire. Une partie de ce dernier a été conservée et le socle de briques accueille quelques plantes.

Dans la rue de Crépy, au coin de la ruelle d’Ivors, un autre puit alimentait les habitants de ce quartier. De l’autre côté de Thury, vers le bout de la grande rue, un peu avant l’allée Bernard Margottet, on peut deviner, bien sûr avec de l’imagination, la dalle du puits qui servait de point d’eau dans ce coin du village.

De nos jours, tous ces puits ont disparu du paysage. Heureusement, il nous reste celui de la mairie que vous pouvez admirer ci-contre.

Les puits dont je viens de vous parler étaient d’une architecture identique à celui-ci. Ils sont particulièrement typiques, avec une construction en briques, de forme rectangulaire et un toit pyramidal en ardoises ou en tuiles plates. Une porte de bois ou de fer en ferme l’accès. A l’intérieur, on trouve une poulie sur laquelle une longue chaîne se roule et se déroule. On y accrochait le seau qui descendait jusqu’à l’eau et on le remontait en prenant soin d’attacher la chaîne à un crochet, fixé à la maçonnerie afin qu’il ne se renverse pas. La margelle de pierre permettait de le poser avant, très souvent, d’en replonger un autre.

Et le sixième ! c’était le plus original, totalement différent des autres. On l’appelait le « puits marin ». il se trouvait dans l’allée nommée ruelle des charretiers, maintenant en cul de sac, qui part de la rue de l’église et longe la propriété de la grande maison blanche. La maçonnerie de pierres était surmontée d’une carcasse en tôle de forme cylindrique. A l’avant, une porte également en tôle ou en fer le protégeait. Ce puits avait la réputation d’avoir la meilleure eau de Thury et elle était même potable disaient les anciens.

Quant aux puits privés, celui existant en bordure de la propriété de M. Margottet, grande rue, est le plus connu. Il devait également y en avoir un dans chaque ferme ainsi qu’à Collinance.

Tous ces puits rythmaient la vie de nos villages. Imaginez-vous le va-et-vient des hommes et surtout des femmes avec leurs seaux remplis et portés à bout de bras ! car il en fallait de l’eau pour la toilette personnelle et celle des enfants, pour faire le ménage et la cuisine, pour donner à boire aux animaux du poulailler etc… Tout ce qui, maintenant, semble si facile en ouvrant le robinet !

L’eau est en danger, la voici en diminution, polluée, chère à distribuer. Elle souffre de notre négligence. Préservons-là !

Merci à Denise RENARD pour ses souvenirs si précieux.

Colette KEMPENEERS

Conseillère Municipale

ET SI ON PARLAIT DE THURY…

Savez-vous que dans l’avenue du Château, niché au milieu des mauvaises herbes, notre village possède un terrain de jeu de boules, non pas de pétanques mais de « boules de FORT ».

C’est dans les années 65/70, sous le mandat de M. Gérard HEURLIER, que, sur la demande de quelques administrés, ce terrain fut aménagé sur l’emplacement de l’ancien jeu d’arc. Son originalité vient qu’il se présente en forme de gouttière, donc en creux. Il est en terre battue, mélangée avec du sable et roulé. Les bords sont relevés de 30 à 40 cm. A Thury, il mesure environ 15 m de long sur 6 m de large.

Intéressons nous maintenant aux boules :

Elles sont en bois, cerclées de fer sur le tiers de leur largeur et possèdent un côté « faible » et un côté « fort » d’où le nom du jeu. Elles ne sont pas rondes mais légèrement aplaties et leur poids varie de 1 kg 200 à 1 kg 700 avec un diamètre de 9 à 11 cm.

Le but du jeu est d’approcher le plus près d’un cochonnet qui se présentent sous la forme d’une petite boule en bois et ferrée tout autour. Vous me direz « ça, c’est comme à la pétanque » mais imaginez-vous le parcours de la boule pour retrouver le cochonnet dans ce terrain en cuvette ! (car le jeu consiste à utiliser les côtés relevés de la piste pour amener la boule vers le centre). De plus, le port de chaussons ou de chaussures plates était recommandé pour ne pas détériorer le terrain !

A Thury, dans ces années là, il y avait 20 à 30 joueurs. C’était le lieu de rencontre des jeunes et des anciens 2 ou 3 fois par semaine. La petite buvette permettait d’accueillir tout ce petit monde en fin de parties. Malheureusement, avec le temps qui passe et notre rythme de vie actuel, le jeu s’est arrêté dans les années 90 et le terrain est en friche.

Et si je vous disais que, d’après internet, la boule de fort est classée jeu patrimonial « ligérien » (du Val de Loire) par le Ministère de la culture et se pratique toujours dans cette région de France. Un centre historique, nommé PICRABOULE, va même s’ouvrir à Lerné en Indre et Loire et le grand public va enfin découvrir ce jeu unique au monde.

Chez nous, souvenons-nous de cette belle époque. Merci à Bernard et Maurice MARGOTTET, à Monsieur DELORME, Eugène COSSIN et Pierrot GILLES ainsi qu’à tous ceux que je n’ai pas nommés et qui faisaient de cet endroit un lieu de convivialité et de retrouvailles.

Merci également à Victoria et Jacky MARGOTTET et à Michel LEGROS pour leurs précieux renseignements.

Bonnes vacances à tous

Colette KEMPENEERS

ET SI ON PARLAIT DE THURY…

DU PATRIMOINE DE NOTRE VILLAGE: L'EGLISE ET LA CHAPELLE

Intéressons nous aujourd’hui à notre église, placée sous le vocable de Saint Martin. L’édifice serait de la fin du 15ème – début du 16ème siècle. La façade est peu régulière et la porte est en arc surbaissé, orné de moulures. Le clocher est remarquable par ses doubles contreforts et par son escalier enfermé dans une tourelle cylindrique à toit conique. A l’intérieur, vous admirerez le bel autel de marbre, des reliques, des tableaux, des pierres murales et pierres tombales de la famille HERICART de THURY. Voyons également le lutrin en bois daté de 1795 représentant un aigle aux ailes déployées tenant le globe entre ses serres.

Jacques Louis Sébastien HERICART arrive à Thury en 1724 et dans les registres paroissiaux, il signe « HERICART de THURY ». Pendant tout le 19ème siècle, les membres de cette famille seront maire ou conseiller municipal puis, vers 1885, après des revers de fortune, la famille quitte Thury en Valois.

Voyons maintenant la chapelle :

En 1847, un nouvel emplacement du cimetière est décidé. Le Vicomte HERICART de THURY fait alors ériger la chapelle actuelle (vers 1885-1860) par l’architecte Martin GARNAUD, architecte renommé, grand prix de Rome. Les murs sont en belles pierres de taille, le plafond est en bois en forme de bateau renversé (en « carène de bateau »), les chaînes entourant la chapelle sont remarquables. La crypte renfermait 5 caveaux, membres de la famille HERICART, inhumés de 1860 à 1887.

Et puis, 150 ans ont passé !! Vous avez certainement remarqué les grands étais de bois qui soutiennent la façade arrière de la chapelle. Malheureusement, le temps a fait son œuvre. Le conseil municipal a demandé une subvention de 12 995.98 € HT au Conseil Général pour couvrir les travaux nécessaires en urgence sur cette façade. Mais toute la chapelle doit être rénovée !!

J’espère de tout cœur que cette subvention nous sera accordée rapidement. Cependant, j’ai tenu à vous signaler par cet article, en plus de l’importance de ces monuments pour notre patrimoine, les dangers qui les menacent (fuites du toit de l’église, pierres de la façade qui s’effritent et font disparaître les moulures, murs de la chapelle qui s’effondrent etc.…).

Les amoureux des « vieilles pierres » ne peuvent être insensibles à ces dégradations dues au temps qui passe. Notre église et notre chapelle ne sont pas classées au patrimoine des monuments historiques et, de ce fait, nous ne pouvons bénéficier de subventions supplémentaires. Mais devons-nous baisser les bras et ne pas se battre pour que notre village conserve son patrimoine culturel. Nous n’avons plus de puits, plus de lavoir et peut-être bientôt, plus de chapelle…

J’attends vos réactions, vos commentaires, vos idées et suggestions et je souhaite trouver avec vous les solutions les meilleures pour la sauvegarde de ces deux monuments.

Colette KEMPENEERS

Conseillère Municipale

Boite aux lettres : 1 rue de l’abattoir 60 890 Thury en Valois Tél. : 03.44.87.43.37

Merci à Denise RENARD et à Didier PROFFIT pour leurs renseignements et documentations

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:23

Pour démarrer l'année 2016, l'AEC entend étendre son domaine de recherche au-delà de son champ traditionnel qui est l'étude des 2 guerres mondiales. En effet, il propose d'ouvrir un peu plus grand la rubrique "PATRIMOINE" à d'autres époques plus lointaines qui nous ont laissé de nombreux témoignages dans le canton. De même, il entend contribuer faire connaître les travaux d'amateurs locaux d'Histoire et de Patrimoine, qu'il s'agisse de simples passionnés, d'associations, ou de travaux d'élèves sur le sujets.

Ce sont les Chroniques d'Autheuil-en-Valois qui, aujourd'hui sont proposées à nos lecteurs.

De quoi s'agit-il? Il s'agit d'articles sur l'Histoire et le patrimoine de la commune écrisS par des passionnés et édités dans le journal communal. Ces passionnés sont Geneviève DEWERDT et Patrick EMONET qui ont écrit en 2015 des articles intéressants sur le PRIEURE d'AUTHEUIL et sur "Cinq siècles de navigation sur l'Ourcq" que l'AEC vous propose avec leur autorisation.

Bonne lecture (p.31-33)

L'Equipe AEC

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:06

On a beau aimer l'Histoire et le Patrimoine, on peut quelquefois penser qu'il seraient mieux chez les autres...C'est ce qu'ont pu certainement penser C. et Cl.; jeune couple de Bouillancy qui a hérité de manière fortuite d'un incroyable trésor. En effet, en réalisant des travaux d'agrandissement dans la maison familiale, ils ont découvert, en voulant démolir une cloison, que celle-ci cachait sous une couche de polystyrène collé à même le mur, une magnifique fresque représentant les 7 nains de Blanche-Neige de plus de 3 m de long sur 1 m de haut. Ils connaissaient l'existence de cette peinture par le récit d'Anciens du village qui l'avaient vue ou au moins qui en avaient entendu parler. Par contre, loin d'eux, l'idée que celle-ci puisse être si grande et surtout d'une si belle fraîcheur, les couleurs étant d'un rare éclat.

A l'émotion de la découverte, a vite succédé la question de sa conservation ou de sa disparition. Que faire d'un tel patrimoine lorsqu'il s'impose à nous? Garder les 7 Nains au milieu du salon? Pas sûr que ce soit du goût de C. et Cl. et on les comprend. Détruire la cloison et faire disparaître à tout jamais ce témoignage du passé? Un dilemme cornélien à coup sûr.

En attendant d'explorer toutes les possibilités de sauvegarde, avec leurs contraintes techniques, budgétaires, l'autre question qui se pose aussi est celle de son origine. Cette fresque a vraisemblablement été réalisée par un peintre professionnel ou un artiste dans le sillage du film d'animation des studios Disney en 1937 qui a certainement servi de modèle, peut-être relayé par des magazines d'époque.

Pourquoi dans cette maison? Là, le mystère reste entier. On peut toutefois faire une suposition. Si on considère la présence de soldats français dans le village de Bouillancy, pendant la Drôle de Guerre, présence liée au "champ d'aviation"; on peut imaginer que cette maison a pu être un lieu de réunion, un mess ou autre et qu'elle a pu ainsi être décorée de la sorte. Alors est-elle l'oeuvre d'un soldat-artiste? L'oeuvre n'est pas signée, mais un fragment détaché du mur semble être un morceau de signature. On y lit le prénom André. Il y a un précédent bien connu celui-là qui nous fait penser à un lieu de distraction; il s'agit d'une fresque analogue peinte dans le mess des officiers de l'ouvrage de la Ligne Maginot: le SIMSERHOF.(Voir photo) Mais cela n'est qu'une supposition et l'on est peut-être loin de la vérité. Sur cet épisode,de l'aérodrôme de Bouillancy; nous vous renvoyons sur le très intéressant site de M.F.X.Bibert.

En tout cas, c'est une bien belle découverte qui est source, on l'imagine d'âpres discussions afin de trouver la meilleure alternative qui soit pour tenter de sauvegarder les 7 Nains de Bouillancy. Beaucoup ne se seraient pas poser toutes ces questions et auraient démoli la cloison sans arrière pensée. Ce n'est pas le cas de C. et Cl. et on ne peut que se réjouir de leur comportement, soucieux de vouloir maintenir l'intégrité de l'oeuvre et de la transmettre aux générations futures.. Y arriveront-ils?

Un grand merci de nous avoir permis de voir cette oeuvre et de prendre les photos.

L'Equipe AEC

Quand le patrimoine pose un problème de conscience...
Quand le patrimoine pose un problème de conscience...
Quand le patrimoine pose un problème de conscience...
Quand le patrimoine pose un problème de conscience...
Les Nains du mess du Simserhof

Les Nains du mess du Simserhof

Dessin modèle issu du film.....Heigh ho ! Heigh ho heigh ho heigh ho ! On rentre du boulot!

Dessin modèle issu du film.....Heigh ho ! Heigh ho heigh ho heigh ho ! On rentre du boulot!

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:00

En prenant la direction d'Ormoy-le-Davien, la route s'infléchit sur la gauche à la hauteur d'une belle batisse qui présente en façade une belle marquise. Devant la grille de cette belle demeure se trouvent 2 bornes( boute-roues) en fonte cylindriques sur lesquelles sont inscrites en lettres bien lisibles: Zickel  Dehaître Soissons.

Zickel et Dehaître: Il s'agissait d'une fonderie de Soissons créee en 1846 et qui fonctionna jusqu'en 1982. Elle fabriquait des carters, des corps de pompes, des boisseaux pour cimenteries, des pièces de broyeurs pour engrais, des pièces de compresseurs. La fonderie avait aussi une activité de mécanique. Elle disposait d'une petite vingtaine de machines pour alésage, fraisage, perçage et rabotage. Les pièces pesaient de 8 kg à 10 tonnes. Sur la fin une diversification avit même été lancée vers les plaques de cheminée. L"entreprise achetait du coke, de la fonte et du sable.

D'après l'appelation Zickel Dehaître, ces bornes auraient été fabriquées entre 1884 et 1906.

 D'après l'article de Michel BULTOT dans "Le Vase Communiquant" n°97 de Juin 2011 (Bimensuel indépendant et gratuit d'informations locales du Soissonnais

                                                 )DSCF4342.JPG  T.A.

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  • : Ce blog a pour but de présenter les travaux effectués par un groupe d'élèves volontaires de 3e participant à une Action Educative et Culturelle (AEC) autour de la ligne Chauvineau et plus largement dans le Valois
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